
A l'occasion du Sila qui a vu la participation de 961 maisons d'édition dont 290 Algériennes, un espace particulier a été dédié au livre économique, avec des thèmes aussi riches que diversifiés (économie politique, industrie, commerce, transport, agriculture et gestion), destiné aux spécialistes et novices.Mieux encore, les éditeurs rencontrés lors du 21e Salon international du livre d'Alger (Sila), ont affirmé que le livre économique suscitait ces dernières années un intérêt grandissant auprès d'un public à l'affût de la diversité des filières économiques dont la gestion, le management et le e-commerce.Les visiteurs semblent particulièrement intéressés par les livres sur les techniques de création d'entreprises, d'élaboration des budgets et de promotion du rôle des organisations industrielles, outre ceux liés à la sociologie au travail, aux lois de finances, au commerce et aux douanes. Le PDG de l'ANEP, Djamel Kaaouan, a souligné l'attachement de son entreprise à diversifier les domaines d'édition pour couvrir un maximum de spécialités, y compris le livre économique. "L'ANEP participe cette année avec plusieurs publications dans le domaine économique et des livres spécialisés dans la recherche académique économique, en sus de livres d'analyse et de modèles économiques". L'occasion était pour M. Kaaouan de préconiser l'ouverture de nouvelles perspectives d'édition pour combler le manque d'auteurs dans le domaine économique, particulièrement dans les nouvelles filières. De son côté, le directeur commercial de la Maison d'édition "Houma", relève "un manque de livres économiques", face à une demande de plus en plus croissante, notamment pour les livres édités en arabe. Depuis la création de cette maison d'édition en 1995 et le lancement de la production de livres économiques en 1998, "nous avons perçu un intérêt grandissant chez les citoyens et les chercheurs, mais les auteurs d'ouvrages économiques restent peu nombreux", a-t-il déploré. Il a relevé une forte demande sur les livres traitant de la situation économique, particulièrement en termes d'amendement de lois économiques et de transactions commerciales. Le partenariat pour encourager les livres économiques Le directeur général de la "Maison des Académiciens", le jordanien Walid Al Sabah, a souligné que les mutations économiques internationales à l'instar de la crise financière avaient été à l'origine de la parution de livres académiques traitant de l'économie en vue de répondre à la demande des universités, des institutions économiques, des travailleurs, des employeurs, voire des familles. Selon l'intervenant, les conjonctures économiques internationales ont favorisé l'ouverture de nouvelles spécialités universitaires et académiques outre la publication de livres et d'analyses sur les causes et conséquences de ces nouvelles données économiques. "Les livres économiques et de développement durable attirent de plus en plus les lecteurs intéressés par la conjoncture économique et financière de leur pays et désireux de mieux comprendre le processus de développement économique dans un contexte marqué par la mondialisation", a-t-il expliqué. Pour sa part, le directeur général de la Maison algérienne d'édition, de distribution et d'importation, Ameur Zemouri, a indiqué que son institution, forte de 18 ans d'existence, avait accordé durant ces deux dernières années un grand intérêt au livre économique par la conclusion de plusieurs accords avec des maisons d'édition internationales. Le responsable a cité à titre d'exemple la convention liant sa maison d'édition à l'Organisation arabe du développement administratif relevant de la Ligue arabe, laquelle a permis la distribution de 28 titres dans les pays du Maghreb. Une autre convention a été conclue également avec une maison d'édition égyptienne en vertu de laquelle plusieurs traductions de livres économiques de l'Anglais vers l'Arabe ont été publiées pour enrichir les publications nationales dans le domaine économique.Des visiteurs du SILA interrogés estiment que les livres économiques, en dépit de leur disponibilité et diversité en Algérie, "ont besoin de centres d'études et de consulting pour garantir une production durable dans le domaine économique". Une étudiante rencontrée sur place a confié qu'elle vouait un grand intérêt aux publications récentes qui traitent des problématiques économiques et leurs répercussions sur la conjoncture socio-économique dans les pays arabes et étrangers. Un autre étudiant en économie estime que les conjonctures nationales et internationales avaient donné naissance à des analyses de plusieurs approches économiques dans une tentative de proposer des solutions qui pourraient constituer une importante base de données académiques pour les chercheurs et les décideurs. Il a, dans ce sens, mis en avant l'intérêt croissant porté aux ouvrages économiques qui dressent un constat de la conjoncture économique étayé d'explications de certains scénarios de l'après-pétrole.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim H
Source : www.lemaghrebdz.com