Alger - Revue de Presse

Sidi Bel Abbès : La ville rend hommage à Messali Hadj



La ville de Sidi Bel-Abbès et sa région, à travers les rares octogénaires encore de ce monde et autres moins jeunes ont tenu, à l'occasion de ce 34è anniversaire du décès du père du nationalisme algérien Messali Hadj, à observer une halte évocatrice où de nombreuses bribes de souvenirs, actions inébranlables, sont restées vivaces dans la mémoire collective qui voue grand respect et compréhension à cette figure historique qui n'a été réhabilitée qu'à partir de 1999 par le Président Abdelaziz Bouteflika et ce, à l'instar d'autres grandes personnalités nationales qui ont vu, tardivement, se soulever la chape de plomb. Le combat politique de Messali Hadj qui est d'abord perçu comme une naturelle expression émergeant de la situation sociale de l'époque durant la nuit coloniale, au sein de la classe ouvrière. Cet engagement syndical finira par aiguiser la détermination irréversible dans le combat politique comme étant le premier leader à réclamer, dès 1926, la séparation de son pays de la France, donc l'indépendance de l'Algérie, rappellent avec insistance nos sources. Le zaïm (il s'agit bien sûr de feu Messali Hadj) séjournait régulièrement à Sidi Bel-Abbès/ville où une base militante des plus actives en Oranie était structurée. A ce jour, l'on conserve des souvenirs impérissables de cet extraordinaire, tribun qu'il fut. Notamment par le biais de mémorables meetings qu'il organisait au point où il fut porté par les militants et sympathisants belabbèsiens tout en posant du côté du célèbre café «Le Bosphore» de l'héroïque place de la Fida, autrement dit la «Tahtaha» du quartier arabe El-Graba, qui est un lieu de mémoire intarissable. En effet, il y avait pris la parole après avoir pris possession de la scène du théâtre de la ville de Sidi Bel-Abbès où il avait tenu un meeting. Parmi les remarquables passages à Sidi Bel-Abbès/ville, trois dates mémorables y figurent: 1937, 1943 et 1947. Autour de cette dernière date et selon l'historien de renom Benjamin Stora «le fondateur du mouvement nationaliste algérien a, entre deux portes de prison, pris possession symbolique du théâtre de la ville de Sidi Bel-Abbès. Le leader politique monte sur les planches, il y tient un meeting, la salle est archicomble. Beaucoup de concitoyens de la ville ou des environs découvrent le lieu, subjugués par la verve et la présence charismatique du tribun. L'acteur politique, toujours selon la même source, livre une confidence: l'administration m'a offert de l'argent, beaucoup d'argent pour que je me taise.... (il marque une pause)... six millions! (encore un silence calculé). «Pourquoi? leur ai-je répliqué, pour vous chaque Algérien ne vaut qu'un franc? Ce que veulent les Algériens, c'est l'Indépendance de leur pays». Sous les feux de la rampe, Messali Hadj clame, déclare et réclame l'indépendance, en arabe: El-Is...Ti...Qlal! la salle est électrisée. Les applaudissements fusent à tout rompre, l'extraordinaire tribun est emporté par la foule et la houle, toujours mentionné par la même source. Dans la soirée qui a suivi le meeting tenu au théâtre de la ville, Messali qui a été, littéralement porté sur les épaules des militants belabbesiens, dont une grande partie ne sont plus de ce monde, reprit de nouveau la parole à l'angle de la Tahtaha mythique au café dit «Le Bosphore»... Un site mémoire lui aussi méconnu des jeunes générations. Messali Hadj n'a pas été oublié et c'est tant mieux. Le PPA qui est aussi son organisation-mère, comme toutes les luttes séculaires et organisations politiques qui ont permis à l'Algérie d'être libre. L'ENA: Etoile Nord-Africaine et son journal qui circulait par le biais des structures implantées à Sidi Bel-Abbès est à faire ressortir dans ce rappel exhaustif vu que l'essentiel est consacré à cette halte évocatrice de la grande figure emblématique que fut Messali Hadj. N'est-ce pas Ahmed Benbella qui, dans sa préface aux mémoires du défunt leader Messali Hadj, déclarait que: «le fantastique embrasement de Novembre 54, qui devait bouleverser notre destinée et celle des autres hommes asservis, c'est pour beaucoup à cet homme (Messali Hadj) que nous le devons».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)