Nous, assurés conventionnés auprès du centre payeur de Sidi Djillali, tenons à porter à la connaissance de l'opinion publique, autorités locales, nationales, presse nationale, les faits gravissimes qui se passent au niveau de ce centre. Et de la prise en otage de nos numéros d'assurance et de nos cartes chroniques par une bande de fonctionnaires qui s'est mise sur le dos toute une partie de la population». S'en est suivie une situation latente à savoir: - La désorganisation totale, à la réception, des assurés sociaux. Files d'attente quotidiennes qui durent des heures au contrôle médical et absences répétées des médecins. Alors que les assurés sont ballottés de la pharmacie vers le CP Sidi Djillali pour un fameux quitus permettant la remise de leurs médicaments. - Le bon sens plaiderait, plutôt, pour un allègement des procédures administratives pour des gens qui attendent la délivrance de leurs médicaments par les officines privées. Peut-on être malade (alité par exemple) et venir au contrôle médical le jour même? Oui semblent en être convaincus les médecins du CP Sidi Djillali! Sous peine de rejet de nos dossiers. - Contrôle médical ultérieur à la délivrance des médicaments et ce, de façon aléatoire selon une appréciation subjective. La CNAS portant l'épée de Damoclès sur ses assurés et menaçant de sévir à tout moment. Pourtant elle n'assure pas une permanence en dehors des heures ouvrables. D'où le dilemme et l'engrenage dans lequel se retrouve l'assuré. S'arranger avec son pharmacien en essayant de prouver sa bonne foi (car à priori tout assuré est un fraudeur), attendre que la CNAS ouvre ses «portes», ou laisser carrément tomber son traitement. - Les termes a peine voilés avec lesquels sont apostrophés les assurés et selon lesquels ils seraient des fraudeurs de première intention. - Le manque de sérieux de la part du personnel, à commencer par les médecins contrôleurs qui ne se gênent pas pour s'ériger en véritables gladiateurs des temps modernes en usant de la menace et du chantage envers les assurés pour justifier, soi-disant, les abus de consommation de médicaments par les titulaires de livrets pour maladies chroniques. En fait, il leur font grief de plusieurs choses, entre autres, la cherté des médicaments qu'ils consomment! Une simple analyse indique que la dévaluation du dinar et la faiblesse de la production locale en sont les causes évidentes. De ce fait les montants des ordonnances ne sauraient être dérisoires. L'évidence étant là, faire porter le chapeau à de pauvres assurés atteints de pathologies incurables relève d'une fuite en avant et d'un manque patent de pragmatisme. - Des agents véreux se permettent même de s'ériger en élèves alchimistes et se mettent dans le bain ne se gênant pas pour apporter leur veto pour des ordonnances établies par des médecins spécialistes. La donne étant, à présent simple pour ces agents: un médecin fort de plusieurs années de labeur, d'études, de séminaires et d'expériences cumulées dans les hôpitaux et au sein de son cabinet voit son malade, privé du traitement qu'il lui préconise, après «étude» de son ordonnance par un médecin «conseil» (un simple généraliste!), voire même par un agent administratif (simple fonctionnaire responsable de bureau!) La question est que: «la tutelle est-elle consentante pour ces agissements? Si oui, cela ne fait qu'accentuer l'agonie à laquelle sont soumis les patients atteints de pathologies chroniques, combinée à la raréfaction des médicaments qui leur sont prescrits. Mais là est un autre débat... Cela, combiné à ce qu'on vient d'énoncer précédemment, n'est-il pas consciemment entretenu par des forces occultes qui veulent semer la confusion et la défiance au sein du peuple? Â - Les justifications avancées par la CNAS se résument au fait qu'il y a trop d'abus de la part des assurés sociaux et que la facture des médicaments est trop élevée... Messieurs soyez conséquents avec vous-mêmes avant de faire porter le chapeau aux pauvres malades. La CNAS est connue pour être impitoyable avec les employeurs étatiques ou privés; elle ne se gêne aucunement pour encaisser ou pénaliser les cotisants mais fait mener le parcours du combattant à ses assurés pour obtenir une vulgaire feuille de maladie qui ne devrait lui coûter que 0,10 centime, au plus. D'autant que ces feuilles de maladie sont indispensables pour le règlement des frais médicaux et ce, depuis des années. Â - La CNAS, pour cela, ne nous a jamais consulté lors de notre activité salariale et nous a imposé notre immatriculation mais ne remplit plus sa mission d'accompagnement. De quel droit prélève-t-elle aux assurés pour imposer son diktat par la suite en usant de stratagèmes ignobles suscités? Â La dernière trouvaille étant une note (qui est bien réelle) n'assurant que 80% de couverture sociale pour les patients atteints d'hypertension. Aucune personne, y compris les médecins et le chef de centre du CP Sidi Djillali, n'ont pu expliquer le pourquoi de cette nouvelle politique de la CNAS envers cette pathologie qui ne saurait être de luxe! Est-ce raisonnable de la part d'une caisse d'assurance maladie? Â - Un point positif, toutefois, tout à l'honneur de certains pharmaciens d'officine privés qui ne veulent pas s'impliquer dans le sombre parcours de la CNAS et de ses agents, en essayant de faciliter la tâche à leur clientèle. - C'est ainsi que, nous assurés du centre payeur de Sidi Djillali, avons décidé de porter à la connaissance de l'ensemble des acteurs de la vie civile en Algérie, ces éléments et demandons l'intervention des plus hautes instances du pays devant ces agissements. Car l'image même du pays en est flouée. - de même que nous demandons à la presse de se rendre sur place pour constater, de visu, l'ampleur du malaise et questionner les assurés sur tout ce que nous venons d'énoncer.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Un Groupe D'assurés Sociaux De Sidi Djillali
Source : www.lequotidien-oran.com