Le peuple vénézuélien s'apprête à célébrer le 20e anniversaire du soulèvement du mouvement bolivarien révolutionnaire (MBR), le 4 février 1992, contre le gouvernement de Carlos Andrès Pérez.
Soulèvement à propos duquel le président Hugo Chavez a soutenu que «si ce n'était le 4 février, nous n'en serions pas là aujourd'hui» et de préciser que «le 4 février est le père de la révolution». Le document émis à cette occasion par l'ambassade de la République bolivarienne de Venezuela, à Alger, inscrit les motifs de la rébellion «civico-militaire» dans le cadre des conséquences induites par la décision prise le 17 février 1989 par Carlos Andrès Pérez de signer la lettre d'intention avec le Fonds monétaire international. Lettre dont le contenu porte sur l'application d'un programme d'assainissement «macro-économique», pour l'obtention de nouveaux crédits de la Banque internationale. Programme qui devait aboutir «à un plan d'austérité» qualifié de «drastique» dans le document en question. «Plus de la moitié de la population vivait dans la pauvreté et près de 30% dans la pauvreté extrême» lit-on. Situation héritée des politiques ultra-libérales dont celle promue par Carlos Andrès Pérez et son équipe qui allait enfoncer davantage le pays dans la spirale de la dépendance des emprunts et des conditions du FMI et de la Banque mondiale. «Ce furent des heures d'intenses combats» entre les pros rébellion civico-militaire et les pros Carlos Andrès Pérez, aboutissant à l'échec du soulèvement ainsi que «l'arrestation» du commandant Chavez et ses partisans. Le message de la reddition du commandant Hugo Chavez «n'a pas dépassé 175 mots et n'a duré environ que 30 secondes», lit-on, message dont «l'effet qu'il a eu sur le pays, a produit toute une onde d'admiration» mentionne-t-on. Si le peuple vénézuélien s'attache à la célébration des évènements du 4 février de 1992, ceci est l'expression profonde qu'il s'agissait «d'un début d'un processus historique». Un processus, qui au fil de quelques années après la rébellion en question, a vu le peuple vénézuélien porter Hugo Chavez à la tête de la direction du pays. Plaçant les objectifs escomptés par la rébellion du 4 février de 1992 toujours d'actualité du fait qu'il s'agisse de la continuité de l'édification de société vénézuélienne sur la voie du progrès et de la consolidation de la souveraineté du pays. Dans sa présentation, le 13 janvier dernier en séance plénière de l'Assemblée nationale, le mémoire et les comptes de l'année 2011, le président Chavez a évalué le bilan de son gouvernement. Qu'il s'agisse en matière de santé, d'éducation, de logement, d'alimentation ou de sécurité. En matière d'économie, «la dette publique occupe aujourd'hui 23,6% du PIB, alors qu'elle était arrivée à couvrir 70% dans les gouvernements antérieurs», a indiqué le président Hugo Chavez. Aussi, il dira que les «réserves internationales ont presque triplé durant les 13 dernières années» pour «se situer à 29.279 millions de dollars». Si le gouvernement bolivarien «a consacré 60,6% en moyenne de ses revenus à la dépense sociale», souligne le président Vénézuélien, ceci a permis de réduire considérablement la pauvreté dans le pays et l'amélioration des activités de divers secteurs et services publics. La pauvreté générale dans le pays s'est réduite de 49, 9% en 1998 à 26,7% en 2011, ce qui «reflète une baisse de 17,2% en 13 ans», relève le président Chavez. S'agissant de la pauvreté extrême, dans son rapport précité, «la pauvreté extrême est de 17,1% à 7%» depuis l'application des choix politiques sur le plan socio-économique d'Hugo Chavez depuis son avènement à la tête du pays. La célébration ce matin, jeudi, de la date du 4 février, par l'ambassade de Venezuela à Alger, sera marquée à Bab El-Oued, par le dépôt d'une gerbe de fleurs sur la stèle de feu Simön Bolivar et ce, en hommage à sa mémoire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Bennour
Source : www.lnr-dz.com