Photo : Riad
Par Karima Mokrani
Lors d'une conférence de presse tenue hier à Alger, le président du Syndicat national des travailleurs de l'éducation (Snte), opposé au mode de gestion des 'uvres sociales par des commissions de wilaya et une commission nationale, a affirmé que la plupart des établissements scolaires du pays optent pour l'autre méthode, c'est-à-dire la gestion par établissement. «Nous sommes plus nombreux, en tant que syndicats et travailleurs du secteur, à plaider pour la gestion des 'uvres sociales par établissement. C'est plus transparent, plus pratique, et cela permet d'assurer la justice et l'équité entre l'ensemble des travailleurs», a-t-il dit. Allant ainsi à l'encontre des déclarations faites la veille par le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest) et l'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (Unpef), le Snte assure que rien n'est perdu pour l'autre groupe favorable au mode de gestion par établissement. Mieux, selon ses dires, contestés par leurs bases, les deux syndicats Cnapest et Unpef commencent à connaître une véritable saignée : «De nombreux cas de démissions collectives nous ont été signalés, aussi bien au Cnapest qu'à l'Unpef. Les travailleurs ne sont pas d'accord avec la ligne suivie par les deux syndicats. Ils disent qu'ils ont été induits en erreur. Certains, parmi ceux qui se sont portés candidats, se sont mêmes désistés et ont décidé de choisir le bulletin n°2.»Très virulent à l'égard des deux syndicats, le porte-parole du Snte affirme que rien d'autre que l'argent des 'uvres sociales n'intéresse les deux organisations : «Ils veulent s'accaparer l'argent des 'uvres sociales.» Plus critique encore, Abdelkrim Boudjenah estime que si le Cnapest et l'Unpef activent de la sorte pour l'adoption du principe d'une commission nationale, c'est seulement «pour les marchés concernant les voitures, les coopératives immobilières et autres. L'intérêt des travailleurs du secteur de l'Education ne fait pas partie de leurs soucis».Le Snte accuse les deux syndicats de travailler en complicité avec le ministère de tutelle pour casser les bonnes initiatives des syndicats, qui 'uvrent pour défendre les droits des travailleurs et des élèves. Plus grave que cela, il affirme que les deux organisations autonomes travaillent pour aider un parti politique à se repositionner sur la scène politique, en perspective des législatives de 2012 : «Nous pensons que les deux syndicats sont financés par un parti politique. Ils travaillent pour le compte de ce parti, en perspective des législatives prochaines.»Quant aux promesses des deux syndicats de faire profiter les retraités du secteur des avantages des 'uvres sociales, «c'est du mensonge !», accuse encore le Snte, «pour la simple raison que le fonds des 'uvres sociales ne pourra jamais couvrir les dépenses annoncées, celles particulièrement qui portent sur l'octroi de logements neufs».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K M
Source : www.latribune-online.com