Le RCD estime que la transition démocratique est la seule voie pour préparer un environnement institutionnel qui permet l'expression de la souveraineté populaire et entamer le chantier salvateur de la refondation de l'Etat.Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Dans les résolutions de son conseil national, le parti de Mohcine Belabbas s'est félicité de l'initiative de regroupement des Forces démocratiques et des forces vives du pays, affirmant que l'élargissement de ce cadre est aujourd'hui un impératif pour aider à donner un cours positif au soulèvement populaire.
Il affirme que «l'obstacle aujourd'hui est l'accaparement de l'appareil judiciaire utilisé pour asseoir la mainmise d'un groupe sur tous les pouvoirs de décision », comme sous le règne du Président déchu. «Qui peut croire aujourd'hui que parmi les décideurs acharnés d'un 5e mandat, il existerait chez certains d'entre eux des motivations autres que le maintien d'un statu quo et d'un système fait de dilapidation de l'argent public, de rapine et d'impunité ' Qui peut croire que le vice-ministre de la Défense, l'actuel président de l'Etat ou le Premier ministre, tous illégitimes, avaient pour motivation le sauvetage de notre pays de la issaba, eux qui étaient les principaux promoteurs la reconduction de Bouteflika par le biais de son cadre ' s'interroge le RCD, poursuivant que « la réponse a été magistralement donnée le 22 février 2019 par le peuple algérien ».Et d'expliquer qu'une justice indépendante, pilier central de tout Etat de droit, ne sert pas uniquement à condamner mais aussi à innocenter, dédommager et rétablir l'honneur de personnes accusées à tort. Pour le RCD, «c'est cette justice aux ordres du vice-ministre de la Défense qui viole la loi en recourant à des montages et des approximations juridiques pour jeter en prison un moudjahid authentique pour délit d'opinion et des jeunes citoyens, pour délit de possession de l'emblème amazigh, symbole de l'identité nord-africaine».
Dans ce sens, le parti a condamné l'offensive du pouvoir de fait contre les libertés citoyennes, estimant qu'il ne peut y avoir de solution à la crise par la reconduction des autoritarismes qui ont ruiné le pays, avant d'exiger la libération immédiate et inconditionnelle des détenus d'opinion.
K. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Aimeur
Source : www.lesoirdalgerie.com