
La conviction exprimée par le président libyen était de construire un véritable processus de réconciliation nationale à l'image de ce qui s'est fait en Algérie.Le président du Conseil présidentiel du gouvernement d'entente nationale de Libye, Faïz Serradj, reçu hier par le président de la République, a clos sa visite de deux jours en Algérie, marquant par la même un grand attachement à la vision algérienne concernant la solution à la crise dans son pays. Et pour cause, Faïz Serradj a clairement défendu l'option du dialogue inclusif et la réconciliation nationale en Libye. Pour lui, il n'y a pas d'autre alternative au processus de paix dans le cadre du respect de la souveraineté nationale pour la Libye. Le propos de l'hôte de l'Algérie a le mérite d'être clair et le signal lancé à partir d'Alger en direction de tous les pays concernés de près ou de loin par le dossier libyen, illustre une forte volonté d'empêcher quelques desseins malveillants de prendre forme dans la gestion de la crise, déjà assez complexe.Au cours de son séjour Faïz Serradj a sans doute pu mieux apprécier l'approche algérienne et afficher une pleine adhésion à cette vision, qui corrobore les aspirations du peuple libyen à la paix, mais également son refus de toute ingérence étrangère. Cependant, il faut dire que cette perspective demeure encore éloignée, au regard des derniers développements de la situation dans ce pays. Mais la conviction exprimée par le président libyen était de construire un véritable processus de réconciliation nationale à l'image de ce qui s'est fait en Algérie, c'est-à-dire, loin de toute ingérence étrangère. On aura appris que la Libye a demandé officiellement à l'Algérie de lui faire connaître les mécanismes de son expérience dans ce domaine ainsi que des législations y afférentes, en vue d'en tirer profit. «Nous voulons bénéficier de la politique de la réconciliation nationale initiée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika», a indiqué le ministre libyen des Affaires étrangères.La mission de la communauté internationale, les autorités libyennes reconnues par l'ONU, la voient, à travers des pressions qui devraient être exercées sur les parties entravant le processus de règlement politique en Libye afin de les amener à interagir positivement avec les efforts consentis par le Conseil présidentiel et le gouvernement d'union nationale. «le Conseil présidentiel demeure convaincu que la résolution de la crise en Libye ne peut se faire que par les Libyens eux-mêmes et à travers une réconciliation effective», a encore indiqué le chef de la diplomatie libyenne. «La Libye est aujourd'hui menacée par le terrorisme, la drogue, l'immigration clandestine et le crime organisé, tous ces fléaux demandent une lutte conjointe de tous les pays de la région car la stabilité de la Libye est la stabilité de toute la région», résumait pour sa part Abdelkader Messahel. La déclaration du ministre algérien résume assez bien la complexité de la situation libyenne, tout en mettant en exergue la menace permanente qu'elle fait peser sur toute la région.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd BOUCETTA
Source : www.lexpressiondz.com