
Un projet de loi relatif à la circulation routière est sur le bureau du Parlement. Il renferme des mesures à même de lutter contre l'hécatombe des accidents de la route. Qu'en pensent les associations qui militent sur le terrain pour endiguer ce phénomène ' Le président de l'association « Tariq Essalama », Mohamed Lazouni, avant de faire part de son appréciation du nouveau texte, a tenu à rappeler que l'année 2016 a été « meurtrière ». Et que le projet de loi est prometteur si toutefois il est scrupuleusement appliqué. Lazouni a précisé que ces mesures dissuasives contre les chauffards, une fois validées, ne garantiront pas un changement effectif sur nos routes. « Ce n'est pas le durcissement des textes qui résoudra le problème. La difficulté est dans son application et la sensibilisation des citoyens », a-t-il dit. « Le gouvernement a opté pour un niveau supérieur de sanctions, notamment dans les cas des dépassements sur les routes. Le nouveau texte va entrer en application, mais a-t-on organisé un débats pour l'expliquer aux citoyens ' » Les textes de loi ont toujours existé mais ce qui fait défaut, c'est leur application effective, selon notre interlocuteur. Et c'est au tribunal de faire suivre les infractions et non à une commission. Le projet prévoit des mesures plus coercitives en cas d'infractions au code de la route, l'instauration d'un permis à points, des propositions pour la création d'un fichier national des accidents et la révision des amendes forfaitaires. Pour ce qui est des embouteillages, notamment au niveau des grandes villes, le président de l'association a expliqué que la solution réside dans le renforcement des transports en commun (métro, tramway et chemins de fer). Il a cité l'exemple de la wilaya d'Alger qui a une capacité de un million de véhicules et qui se retrouve avec une charge avoisinant les 3 millions. Il précisera que l'Algérie compte un parc de 8 millions de véhicules et que 97% des marchandises par les routes. Pour la présidente de l'association El Baraka de soutien aux handicapés, Flora Boubergout, les infrastructures urbaines manquent cruellement d'accessibilité et de feux de circulation. « Ces moyens peuvent considérablement diminuer le nombre d'accidents enregistrés chaque année, qui ont atteint une moyenne de 4.500 annuellement », a-t-elle affirmé. Elle déplore, par ailleurs, le fait que le métro d'Alger ne dispose pas de commodités pour les handicapés qui se retrouvent de fait exclus de ce moyen de locomotion.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Walid Souahi
Source : www.horizons-dz.com