
L'investissement français est le plus diversifié et le plus important parmi les sociétés étrangères hors du secteur des hydrocarbures en Algérie, selon une étude comparative des flux d'investissements réalisés par les six principaux partenaires économiques de l'Algérie hors hydrocarbures, présentée hier à Alger par le président de la Chambre de commerce et d'industrie algéro-française (CCIAF), Jean-Marie Pinel. Cette étude, élaborée par le CCIAF, est fondée sur une analyse des comptes sociaux de l'année 2014 des 50 plus grandes sociétés étrangères hors hydrocarbures et de chacun de 6 pays partenaires implantés en Algérie.En termes de capitaux propres, les sociétés les plus importantes des six pays partenaires détiennent un total de 5213 millions d'euros en Algérie en 2014, avec une moyenne de 18 millions d'euros par société. La France (2238 millions d'euros) est de loin le principal partenaire de l'Algérie en termes de capitaux propres, suivie de l'Espagne (1271 millions d'euros), l'Italie (660 millions d'euros), la Chine (480 millions d'euros), la Turquie (322 millions d'euros) et l'Allemagne (241 millions d'euros).«Les plus importantes sociétés allemandes détiennent presque autant de capitaux propres en total que les sociétés turques, bien que le total de l'Allemagne ne soit calculé que sur les 33 sociétés significatives de ce pays en Algérie, au lieu de 50 pour les autres», montre l'étude. En termes d'emprunts, les sociétés les plus importantes des six pays partenaires détiennent un total de 579 millions d'euros en Algérie en 2014, avec une moyenne de 13 millions d'euros par société. La France arrive en troisième position avec 136 millions d'euros, devancée par l'Espagne (178 millions d'euros) et l'Allemagne (144 millions d'euros). L'Italie (50 millions d'euros) arrive à la 4e position, suivie de la Chine (40 millions d'euros) et la Turquie (31 millions d'euros).«Ces données indiquent que certains pays financent plus leurs investissements par capitaux propres que par emprunts. D'autres pays financent davantage leurs investissements avec des emprunts», a relevé l'étude en question. S'agissant des immobilisations, les sociétés les plus importantes des six pays partenaires clés détiennent un total de 3 671 millions d'euros en Algérie en 2014, avec une moyenne de 13 millions d'euros par société. L'Espagne (1237 millions d'euros) arrive en tête en termes de mobilisations, suivie de la France (1 118 millions d'euros), l'Italie (484 millions d'euros), la chine (324 millions d'euros), l'Allemagne (260 millions d'euros) et la Turquie (249 millions d'euros). «L'Espagne apparaît plus importante en termes d'actifs, mais ses actifs sont financés par des capitaux propres plus faibles et des emprunts plus importants. En outre, si l'on déduit les 58% des immobilisations de Fertial, société de fertilisants fabriqués à partir des hydrocarbures, nous constatons que l'Espagne arrive en deuxième position», notent les rédacteurs de l'étude. En termes de valeur ajoutée, les sociétés les plus importantes des six pays partenaires ont généré un total de 1593 millions d'euros en Algérie en 2014, avec une moyenne de 6 millions d'euros par société.La France (770 millions d'euros) est le principal partenaire de l'Algérie en termes de valeur ajoutée, suivie de l'Italie (394 millions d'euros), l'Espagne (204 millions d'euros), la Turquie (114 millions d'euros), l'Allemagne (92 millions d'euros) et la Chine (39 millions d'euros). L'étude a relevé que les plus importantes sociétés allemandes produisent plus de valeur ajoutée en total que les sociétés chinoises, bien que le nombre des sociétés allemandes retenues ne soit que de 33. Selon l'étude en question, environ 300 sociétés étrangères ont produit près de 2% du PIB algérien en 2014. «Ces sociétés représentent 5213 millions d'euros de capitaux propres et 3671 millions d'euros d'investissements corporels. Les capitaux propres incluent 669 millions d'euros de résultats mis en réserve. La moitié de ce montant est constitué par des réserves non distribuées des sociétés françaises. Ainsi, 35% des investissements français proviennent de la conservation de bénéfice en Algérie», concluent les auteurs de l'étude.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hocine Lamriben
Source : www.elwatan.com