Alger

Selon un rapport de l'ONG acting for life sur les violences sexuelles contre les enfants 'L'Algérie ne compte aucune structure d'hébergement des mineurs'



Selon un rapport de l'ONG acting for life sur les violences sexuelles contre les enfants                                    'L'Algérie ne compte aucune structure d'hébergement des mineurs'
L'Algérie enregistre un déficit en matière de protection et d'accompagnement des enfants victimes de violences sexuelles. C'est ce qu'a affirmé Najia Bounaïm, responsable de l'ONG Acting for Life, jeudi, lors d'un séminaire sur la thématique, organisé par le réseau Nada. L'organisation a effectué une étude en l'Algérie, au Maroc, en Tunisie et au Liban, qui a duré de juin 2010 à décembre 2011. L'étude dévoile qu'en Algérie il n'existe aucune structure étatique de prise en charge spécifique d'accueil ou d'hébergement des mineurs victimes de violences sexuelles pour ce qui est de la mise hors de danger.
Le rapport explique que les ONG algériennes font essentiellement référence à la convention internationale des droits de l'enfant, mais sans se référer aux textes de lois algériens en matière de protection des victimes. Le document souligne également que le travail de détection des violences sexuelles sur les enfants enregistre une insuffisance structurelle pour de nombreuses organisations, essentiellement dans le cadre de la détection et le signalement.
Le document note que les institutions publiques et associations locales ne communiquent pas assez pour tisser sur chaque territoire vécu un cadre de prise en charge global et complet pour l'enfant. Comme il soulève une carence d'informations. 'Les données ne circulent pas systématiquement, elles sont rarement partagées de façon efficace entre le réseau d'acteurs associatifs d'un même territoire', regrette le document. Lors de son enquête, l'ONG soulève aussi un manque de pratique de relais et de feed-back inter-structure. Le document relève également la méconnaissance des lois et des dispositifs existants par les acteurs évoluant dans le secteur. 'Bien que le cadre législatif soit très ferme en matière de lutte contre les violences sexuelles sur mineurs, celui-ci reste encore très imprécis quant à la qualification exacte des acteurs et de leur typologie', argumente le rapport.
Il fait aussi savoir que les acteurs adoptent difficilement une pratique et une posture différenciée en fonction de l'âge et du genre. 'La plupart du temps, nous remarquons une focalisation de la prise en charge des enfants entre 6 et 10 ans et un traitement différencié pour les adolescents de plus de 16 ans, au détriment de la tranche 10-16 ans', détaille le document. Selon l'ONG, les acteurs montrent souvent une incapacité à prendre soin d'eux-mêmes. Et cela est dû à l'impact psychologique, moral et physique violent qu'ils subissent lors de leur implication dans la protection de l'enfant. à cet effet, l'organisation recommande en priorité le renforcement des capacités des acteurs à lutter contre les violences sexuelles sur les enfants, par l'offre de formation adaptées et ciblées et les échanges de pratiques entre acteurs, en plus du renforcement des partenariats pour la prise en charge globale de l'enfant victime d'abus sexuels, et ce, en appuyant la constitution et en développant des réseaux territoriaux pour une prise en charge globale des enfants victimes sur les territoires, avec la consolidation et l'organisation de réseaux sectoriels pour un échange de pratiques et la mutualisation des méthodes et l'innovation. Depuis sa création en 2004, le réseau Nada se bat au quotidien pour protéger et soutenir les enfants victimes de violences sexuelles.
Après Alger, le numéro vert 30 33 s'est élargi à 15 autres wilayas du pays.
D.S.
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