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Selon le rapport de l'IPEMED sur les systèmes de santé au Maghreb: L'Algérie a connu une forte baisse du taux de mortalité



Le rapport de l'IPEMED 2012 (Institut de perspective économique du monde méditerranéen) publié en avril 2012 décrit les systèmes de santé en Algérie, Maroc et Tunisie, depuis leur indépendance. Il met en exergue les potentialités et les sources de coopération, de convergence, voire d'intégration, entre ces trois pays et avec les pays de l'Union européen. Avec son rapport, sur la santé, publié en avril 2012, l'IPEMED cherche à voir dans le document le Maghreb comme une totalité, sans frontière entre les différents pays qui le forment. Les spécialistes analysent chacun des systèmes de santé en relevant les points communs plutôt que les différences. L'institut tente également de favoriser échanges et coopération entre le Maghreb et les pays du nord de la Méditerranée. L'IPEMED dégage des propositions permettant de mettre en place des systèmes de santé ou encore des réformes politiques, selon les analyses du rapport publié, hier, par un réseau économique méditerranéen. Depuis leurs indépendances, les pays du Maghreb ont connu de fortes transformations dans le secteur de la santé. En quarante ans, la population algérienne a quasiment triplé, passant de 12 millions de personnes en 1966 à 34,7 millions en 2008.Cette phase reste marquée par la forte baisse du taux brut de mortalité (TBM). Au Maroc il atteint les 5,5% en 2003 contre 20,8% en 1960. Parallèlement, la nature des maladies évolue dans les trois pays. Les pathologies non transmissibles, dégénératives et traumatologiques deviennent prépondérantes, alors que les maladies transmissibles sont en baisse ; soit de -79,7% en Tunisie, ainsi que la mortalité infantile qui connaît une véritable chute. Si des décalages existent entre les pays, cela tient plus à leurs différentes capacités à répondre aux demandes de santé qu'à leurs choix politiques. Par exemple, l'offre de soins est plus complète en Tunisie, estiment les experts de l'IPEMED qui ne donnent pas plus d'informations sur ce constat. Le secteur public connaît de graves problèmes de fonctionnement si bien que la population doit recourir au secteur privé. L'Algérie avait mis en place une médecine gratuite, mais le pays a dû, comme ses voisins, se doter d'un système privé rejoignant le modèle français. Au niveau de la production de médicaments, le Maroc reste le pays le plus avancé.
L'Algérie ne satisfait ses besoins qu'à hauteur de 40%, selon les mêmes analystes de l'IPEMED. Mais l'Algérie s'est fixée l'objectif de couvrir 70 % de ses besoins nationaux en médicaments d'ici la fin de l'année 2014. Ce qui placerait l'Algérie comme un pays maghrébin pilote en termes de système de santé de qualité et accessible aux couches défavorisées qui sont prises en charge au cas où elles ne sont pas affiliées à la sécurité sociale.
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