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SELON LE P-DG D'IMETAL



SELON LE P-DG D'IMETAL
Le retour du complexe d'El Hadjar dans le patrimoine industriel de l'Etat n'est pas une renationalisation. Invité, hier, de la rédaction de la Chaîne III'de la Radio nationale, Kamal Djoudi, le P-dg d'Imetal, ne pouvait être plus clair que cela.Les interrogations foisonnaient depuis l'annonce officielle de la réacquisition du complexe d'El-Hadjar. Alors, hier, le grand patron de ce fleuron en convalescence s'est attelé avant toute chose à rassurer que l'Etat n'a pas déboursé le moindre sou pour le restituer au patrimoine industriel public. La réacquisition du complexe a consisté en la récupération de ses actifs sans contrepartie financière, c'est-à-dire «Un rachat gratuit, ou au dinar symbolique comme l'intitulent les juristes», a expliqué M. Djoudi tout en mettant l'accent sur la conjoncture durant laquelle cette transaction a été conclue comme l'espérait la partie algérienne. Des négociations qui sont, en effet, intervenues au moment où l'ancien propriétaire, Arcelor Mittal, a décidé de se restructurer à travers ses différentes plateformes de par le monde en élaguant certaines, dont le complexe d'El-Hadjar et en se recentrant sur d'autres. Désormais, pour les nouveaux acquéreurs, il s'agit de mobiliser les capitaux nécessaires pour la restructuration projetée du complexe d'El-Hadjar. Un plan qui s'articule autour de mesures financières et qui a vu la mobilisation d'une enveloppe qui s'élève à près de 720 millions de dollars, 600 millions provenant de la BNA et les 120 millions restants de la part des actionnaires, dont l'ancien propriétaire, Arcelor Mittal. L'occasion a été saisie au vol par le P-dg pour démentir ainsi les informations ayant fait état du retrait du groupe indien qui, pour le financement du plan destiné au redémarrage du complexe, a déjà contribué avec un apport de 80 millions de dollars. A très court terme, d'ici le mois de février prochain, annonce M. Kamel Djoudi, il s'agira de mobiliser ces fonds pour réhabiliter le Haut-Fourneau et son environnement afin d'atteindre une production de 1,2 million de tonnes d'acier. Puis, à moyen terme, avec le lancement d'une nouvelle aciérie, en guise de seconde phase, la production atteindra les 2,2 millions de tonnes. Ceci, sans parler du projet de Bellara qui permettra, à terme, d'atteindre une production globale de 6 millions de tonnes.Le projet de Bellara, justement, a été bien repris en main et la partie qatarie accompagne comme il se doit ses partenaires algériens qui pilotent eux-mêmes le projet qui soulagera la facture puisque nous importons de l'acier pour un montant global situé entre 6 et 7 milliards de dollarsPar ailleurs, le P-dg du complexe d'El-Hadjar a tenu à rassurer que l'ensemble des emplois seront préservés et que l'on pense à rajeunir les .effectifs à travers un programme de recrutement pour compenser le départ des seniors. Ainsi, à travers son intervention, le P-dg du complexe sidérurgique d'El-Hadjar a levé de nombreuses équivoques sur l'épineux dossier d'une entreprise qui est appelée à jouer le rôle de locomotive dans le renouveau de l'industrie algérienne.


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