Alger

Selon le DG des Douanes : Pas de statut OEA pour les laboratoires pharmaceutiques fraudeurs



Lors d'une journée d'information sur l'opérateur économique agréé (OEA), le directeur général des Douanes, M. Mohamed Abdou Bouderbala, a affirmé, hier à Alger, que les laboratoires pharmaceutiques impliqués dans des affaires de fraudes douanières seront exclus de ce dispositif de l'OEA, dont le lancement est prévu en juin prochain. En effet, l'article 2 du décret fixant les modalités d'octroi de ce statut, publié en mars dernier, stipule que seuls les opérateurs économiques sans antécédents de contentieux relevés à leur encontre par les administrations douanières, fiscale et du commerce sont autorisés à demander ce statut. D'où la précision du directeur des Douanes que "La délivrance de ce statut est basée sur des critères fondamentaux tels que la moralité. Nous ne pouvons l'accorder à des entreprises sur lesquelles pèsent des doutes". Ainsi, selon M. Bouderbala, " Il y aura des laboratoires de médicaments qui seront agréés dans le cadre de ce dispositif, mais s'ils ne sont pas impliqués dans des affaires de fraudes ou font l'objet de poursuites judiciaires". Beaucoup de laboratoires pharmaceutiques, qu'ils soient nationaux ou filiales de groupes internationaux devront être exclus du dispositif de l'OEA, après qu'ils aient été épinglés dans des affaires de surfacturation des prix de médicaments. Il est important de rappeler que la direction générale des douanes avait déjà révélé qu'elle avait engagé 12 contentieux contre ces laboratoires, dont Sanofi Aventis, poursuivi actuellement par la justice algérienne pour gonflement des factures des intrants servant pour la fabrication de médicaments. C'est pourquoi les douanes se prononceront sur les cas des laboratoires avec lesquels ils sont en litige, une fois que seront connus les résultats de leurs contentieux. M. Bouderbala a été catégorique sur le cas de ces laboratoires soupçonnés de fraudes, en affirmant qu'ils ne vont pas bénéficier de ce statut en dépit du fait qu'ils soient producteurs de médicaments, considérés comme produits de première nécessité. ". D'ailleurs est-il aussi important de rappeler que le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, a déclaré le 16 mai dernier que "Douze laboratoires pharmaceutiques algériens et étrangers sont poursuivis en justice pour surfacturation de "manière étonnante" des matières premières de médicaments atteignant 153 milliards DA en 2012". Il a indiqué dans le même cadre que la surfacturation de la matière première du médicament engendre inévitablement la hausse des prix du médicament au détriment du citoyen d'où la nécessité, selon lui, "d'y mettre fin une fois pour toute. J'ai remis ces dossiers de corruption au ministère des Finances qui à son tour a remis les dossiers à la justice", a, par ailleurs précisé le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière.


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