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SELON KHELLIF



SELON KHELLIF
Le 10 décembre dernier à Alger, les pays membres et non-membres de l'Opep concluaient un accord historique tendant à réduire de 1,8 million de barils leur production de brut, afin d'en relever les cours. Dans ce contexte, M. Amor Khellif, directeur de recherche en énergie et professeur en économie, a fait savoir à la Radio nationale qu'au cas où les signataires de cet accord respectent leur quota de production, le prix du baril est susceptible de remonter à des niveaux évoluant entre 60 à 65 dollars, tout en estimant que menacés par une nouvelle baisse des cours, tous ces pays ont inté- rêt, aujourd'hui, à respecter les termes de cet accord. M. Khellif relève que ce relèvement des prix profiterait, d'abord, aux compagnies pétroli ères, qui ont fait savoir qu'elles ne se contenteraient pas d'un coût du baril dévalué, parce qu'elles ont la prétention de piloter la transition énergétique et de plus, " très impliquées dans le processus de promotion des énergies renouvelables ". Selon lui, il a toujours existé une " collusion ", qu'il qualifie de " complot ", basé sur des " intérêts convergents ", entre groupes pétroliers et pays pétroliers membres de l'Opep, dans le but de maintenir en hausse constante les cours du baril de pétrole. Revenant à la transition énergétique, il affirme que celle-ci ne se réalisera pas sans le pétrole, lequel, souligne-t-il, continuera de constituer un élément " fondamental " de l'équilibre entre les niveaux d'offre et de demande, " sur le long terme " et à se pérenniser, durant longtemps, comme source d'énergie. Il exclut, à ce propos, que l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste puisse parvenir à s'imposer face au brut, en raison, explique- t-il, de son cycle de vie relativement court et d'une exploitation " extrêmement coûteuse ".LE FONDS DES ENERGIES RENOUVELABLES REGI PAR DEUX NOUVEAUX ARRÊTES (JO)En outre, Deux arrêtés interminist ériels ont été publiés dans le Journal officiel no 2 (2017) pour définir les sources de financement et les dépenses du Fonds pour la maîtrise de l'énergie et pour les énergies renouvelables et de la cogénération, ainsi que les modalités de son évaluation. Concernant l'aspect des énergies renouvelables et la cogénération, ce fonds est alimenté essentiellement à hauteur de 1% de la redevance pétrolière. Pour ce qui est de la maîtrise de l'énergie, les recettes proviennent essentiellement des subventions de l'Etat et des produits respectivement de la taxe sur la consommation nationale de l'énergie et des taxes sur les appareils énergivores. Quant aux dépenses à engager par ce fonds, elles sont destinées notamment aux projets inscrits dans le cadre de la promotion des énergies renouvelables et de la cogénération, aux projets de production d'électricité à partir de sources d'énergies renouvelables, aux achats d'équipements et aux actions de formation. Il s'agit aussi de financer les projets inscrits dans le programme de la maîtrise de l'énergie (isolation thermiques dans les bâtiments, lampes performantes, chauffe-eau solaire, conversion des véhicules...). Quant au second arrêté interminist ériel, il porte sur les modalit és de suivi et d'évaluation de ce Fonds spécial.
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