L'expérience algérienne dans le secteur de l'agriculture, consacré comme l'un des secteurs stratégiques, a été présentée, hier, à Addis-Abeba, par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, aux travaux du 22e sommet ordinaire de l'Union africaine (UA). Intervenant lors du 28e sommet du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad), dont le thème a porté sur l'agriculture et la sécurité alimentaire, M. Sellal a indiqué que « le secteur de l'agriculture en Algérie est consacré comme l'un des secteurs stratégiques dans une perspective de diversification de la structure de l'économie nationale ». « Une politique multidimensionnelle est mise en 'uvre depuis plus d'une décennie, dans le cadre d'un programme national de développement rural et agricole, dont l'évaluation a abouti, en 2009, à l'adoption d'une politique de renouveau agricole et rural, dotée d'une enveloppe financière de 12 milliards de dollars pour la période 2010-2014 », a expliqué le Premier ministre. A cet effet, il a souligné que la production a plus que doublé entre 2000 et 2012, la plus forte progression ayant été enregistrée entre 2009 et 2012, avec un taux annuel moyen de croissance de 13,8%, ajoutant que la part de l'agriculture dans le Pib, inférieure à 10% en 2000, a dépassé 15% en 2012. En ce sens, le taux de couverture de la consommation par la production nationale s'est accru, atteignant 72% en 2012, a encore fait observer le Premier ministre, indiquant que l'accroissement de la production agricole reflète, dans une large mesure, une augmentation des rendements. Il a également mis en exergue les avantages qu'offre la loi 10-03 (août 2010), notamment l'introduction d'importantes mesures de facilitation dans les modalités de concession des terres agricoles. Evoquant le thème de cette réunion, le Premier ministre l'a qualifié de « pertinent ». L'année 2013 marque le 10e anniversaire du lancement du programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique. Relevant que la production agricole de l'Afrique a enregistré un « accroissement sans précédent » de plus de 40% (2002-2012), M. Sellal a estimé, toutefois, que le défi reste « important », en raison de la croissance démographique et des exigences liées à l'amélioration des standards nutritionnels. Il a fait observer, à ce propos, que la tendance à la hausse des cours, fortement préjudiciable aux pays africains, peut, à moyen terme, être un facteur favorisant la mobilisation du vaste potentiel agricole des pays du continent, à travers la poursuite de stratégies intégrées de développement agricole et rural.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : APS
Source : www.horizons-dz.com