
L'année 2017, selon le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, sera «difficile», mais il n'a pas manqué d'exprimer, hier à Alger, son optimisme comme à chacune de ses sorties médiatiques, par rapport à la situation économique du pays.En marge de la rencontre gouvernement-walis, hier au Palais des nations, le Premier ministre a rassuré que «l'Algérie n'est pas au bord de la faillite et peut endiguer la crise». Après deux ans de la chute drastique des prix du pétrole, l'économie nationale peine à se relever alors qu'elle se basait sur les recettes hydrocarbures. Pour parer à ce déficit, le gouvernement tente de trouver des alternatives tel le nouveau modèle économique qui se fixe sur le développement des secteurs hors hydrocarbures.Mais pour mettre en place ce mécanisme, il faut du temps, ce qui aménera certainement le pays à faire face à des situations difficiles. Abdelmalek Sellal, à ce sujet, a indiqué que le gouvernement tablait sur un taux de croissance de 3,9% en 2017. «Malgré la contraction de ses revenus pétroliers depuis trois années, l'Algérie continue de résister et de déployer des efforts pour préserver la stabilité de ses indicateurs macroéconomiques», a t-il ajouté. «Bien que l'année 2017 s'annonce difficile, nous visons le même objectif de croissance», a poursuivi le Premier ministre.L'entreprise, batterie de l'économieLa croissance sera dorénavant cherchée dans l'entreprise sur la base du nouveau modèle économique de croissance. Ce dernier «vient mettre en cohérence et en synergie les éléments de l'action économique avec les éléments factuels de conjoncture tout en maintenant les objectifs de mue économique et de responsabilité des pouvoirs publics envers les couches défavorisées», a expliqué le Premier ministre.Au lieu de l'austérité, «nous avons toujours fait le choix de la croissance que nous chercherons dorénavant dans l'entreprise nationale, espace privilégié de création de richesses, de plus-values et d'emplois pérennes, tout en consolidant la justice sociale», a avancé Sellal. Faisant le point sur certains paramètres économiques, le Premier ministre a indiqué que le nombre de ceux déclarés sur les seules trois dernières années équivalait à 70% des créations d'activités depuis 2002 avec 24.836 investissements déclarés sur ces trois années, tandis que les crédits à l'économie demeurent en progression de l'ordre de 10%, alors que les chiffres de l'inflation et du chômage restent relativement stables.Par ailleurs, il a appuyé qu'une approche économique «est à adopter en matière de gestion des services publics en mettant en avant les critères d'efficience et de viabilité des entités de gestion». Sur un autre volet, Sellal a rappelé des actions menées par les pouvoirs publics pour la redynamisation du développement local et l'amélioration du quotidien des citoyens à travers la réalisation d'importantes infrastructures de base.Il a, dans cette optique, appelé les responsables locaux à concentrer leurs ressources sur l'amélioration des services publics et des différentes prestations rendues et sur l'entretien et la maintenance de ces infrastructures et équipements réalisés et acquis au prix d'un effort lourd de la collectivité nationale.Les walis rappelés à l'ordreAbdelmalek Sellal mettant les walis devant le fait accompli sur la situation délicate du pays malgré son discours optimiste, les a appelés à coopérer davantage dans le développement de l'économie nationale diversifiée, émergente et hors hydrocarbures. Les walis sont de ce fait interpellés «pour agir constamment dans le strict cadre des lois et des règlements et dans le respect de l'autre, en privilégiant le dialogue.Le Premier ministre, s'adressant aux walis : «On attend de vous de lutter contre ce qui touche l'ordre public». Il a ajouté qu'il est nécessaire de prendre en considération l'impact de la propreté sur le développement local. «Cela va augmenter l'engouement touristique et ouvrira des opportunités d'emploi», a expliqué le ministre.Par ailleurs, le Premier ministre a indiqué : «Notre point en commun est la Constitution, on doit la préserver», appelant tous les citoyens à faire de même. «Tous les Algériens sont concernés par la préservation de la Constitution.» Dans ce sens, il a rétorqué, «on ne permet à personne de toucher à la citoyenneté, à la religion, à la langue arabe et à la souveraineté nationale».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zahra Kefane
Source : www.lnr-dz.com