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Sellal appelle à la solidarité entre producteurs



Sellal appelle à la solidarité entre producteurs
La chute drastique des prix du pétrole qu'ont connue ces derniers mois les marchés internationaux a eu un impact négatif sur ceux du gaz. La baisse considérable des cours du gaz a suivi, en fait, celle enclenchée déjà par l'or noir. "Une telle situation nous interpelle", a déclaré le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans son allocution prononcée au 3e sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), qui s'est tenu, hier, dans la capitale iranienne, Téhéran. Le Premier ministre estime que le monde de l'énergie fait face à des bouleversements de toute nature et que l'industrie gazière n'y échappe pas. L'absence de régulation du marché pétrolier engendre, a-t-il relevé, des "fluctuations extrêmes et dommageables des prix". De telles fluctuations, a-t-il prévenu, provoquent une "instabilité qui ne sert ni les intérêts des producteurs, ni ceux des consommateurs, ni encore ceux de l'industrie pétrolière dans son ensemble". D'où son appel lors de cette réunion pour que le FPEG, qui regroupe également quelques membres de l'Opep et non-Opep, s'engage à préserver la stabilité et la pérennité de l'industrie gazière en maintenant les principes de partage de risques et de valorisation juste pour le gaz naturel. Cela, a expliqué M. Sellal, passe, impérativement, par des phases permanentes de dialogue et de concertation entre tous les acteurs du marché mondial des hydrocarbures. Il a, à ce propos, exhorté les principaux acteurs du marché pétrolier à s'entendre sur des niveaux de production pétrolière susceptibles de redresser les cours du brut. "Les acteurs majeurs du marché pétrolier doivent, assurément, parvenir à s'entendre sur des niveaux de production à même de permettre un redressement durable des prix du pétrole", a-t-il affirmé.Il propose pour cela, de mettre en place "des mécanismes appropriés s'appuyant sur une approche concertée dans un cadre de coopération, de solidarité et de coordination de nos efforts". Le Premier ministre a, à cette occasion, réitéré l'engagement de l'Algérie pour la concrétisation, en cette phase cruciale des "ambitions généreuses du Forum visant à la préservation de l'intérêt bien compris des producteurs et des consommateurs de cette énergie de premier plan qu'est le gaz naturel". Par ailleurs, il a mis l'accent sur le rôle important que joue cette énergie propre dans la baisse des niveaux d'émission des gaz à effet de serre à laquelle aspire toute la planète. Cette déclaration se veut en réalité un clin d'?il à l'adresse des participants à la 21e session de la conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), qui se tiendra à Paris dans quelques jours. Pour M. Sellal, le "gaz naturel, couplé aux énergies renouvelables, contribue à répondre le mieux aux exigences environnementales les plus strictes". La concertation tant souhaitée par Abdelmalek Sellal au sein du FPEG risque cependant, prédisent des experts, de ne pas aboutir à des décisions communes compte tenu des divergences importantes qui opposent ses membres. Ces derniers, constate en revanche le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, "ont atteint un tel degré de maturité qu'ils sont, désormais, en mesure de coopérer mais tout en étant en rivalité", mais non sans confirmer l'existence de rivalités et de concurrence entre les adhérents du Forum. Autre point de désaccord évoqué par les spécialistes : le partage des marchés.Certains pays membres prônent la proximité entre fournisseurs et consommateurs. C'est le cas de l'Iran qui place les pays voisins au c?ur de ses destinations de gaz. D'autres pays, notamment l'Algérie, le Venezuela et la Bolivie, suivent la même approche.D'autres exportateurs potentiellement plus importants, à l'instar du Qatar, de la Norvège et de la Russie se sont, quant à eux, lancés dans une large offensive de diversification de leurs marchés.B. K.


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