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Seddiki renvoie la balle à Boudi Affichage anarchique



Seddiki renvoie la balle à Boudi                                    Affichage anarchique
Des placards des partis politiques ont été apposés sur les murs des immeubles à Alger. Un décor qui rappelle celui des législatives quand des pans entiers de façades et des panneaux de signalisation ont servi de supports aux portraits des candidats. Ce phénomène a fait réagir les états-majors des partis en lice ainsi que la commission nationale de surveillance des élections. Contacté, son président, Mohamed Seddiki s'en lave les mains. Il estime que l'affichage anarchique ne relève pas des prérogatives de son instance. « La responsabilité incombe à la commission des magistrats », affirme-t-il. Mais le président de la CNSEL dédouane les partis politiques nouvellement créés, car, selon lui, ils recourent à cette pratique faute de moyens leur permettant d'imprimer leurs affiches. Pour Noureddine Bahbouh, SG de l'Union des forces démocratiques et sociales (UFDS), c'est un « fait scandaleux » qui est l''uvre « des partis politiques censés moraliser la société ». Pour lui, les partis qui recourent à cette pratique n'ont pas le droit de parler de l'amélioration du cadre de vie des citoyens. Toufik Benallou, chargé de communication du parti Ahd 54, justifie ce phénomène. Il estime que le retardd enregistré dans l'installation des commissions locales de surveillance des élections et le retard engendré dans l'attribution des numéros d'identification ont fait que les partis ont recours à ce mode d'affichage. Le SG du mouvement El Islah, Hamlaoui Akkouchi, a une vision plus globale. Cette pratique renseigne, selon lui, sur la manière anarchique avec laquelle se déroule la campagne électorale. Pour lui, il s'agit d'un point en contradiction avec la loi. Mourad Belouchrani du Mouvement populaire algérien (MPA) indique que le fait que les numéros d'indentification n'ont pas été attribués à temps aux partis politiques a encouragé ces derniers à recourir à l'affichage anarchique qui est souvent l''uvre des militants « jaloux de leur parti ». Cela dit, « cette pratique relève d'un manque de culture politique », juge-t-il. A quelques différences près, Ramdane Taâzibt abonde dans le même sens soutenant que ce gendre d'action peut s'expliquer par le retard enregistré dans l'attribution des numéros d'indentification et dans le tirage au sort pour la désignation des salles et le passage des partis dans les médias. Le député du PT affirme que les deux commissions de surveillance et de supervision des élections locales doivent se pencher sur la question afin d'y mettre le holà.
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