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C'est Kamel-Rezzag Bara, un conseiller du président de la République, qui le dit : «Le terrorisme tend à se pérenniser en Algérie.» Nous ne sommes plus dans la thèse du terrorisme résiduel qui prévaut dans le discours officiel depuis la fin de la décennie 1990.Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Le terrorisme en Algérie n'est pas encore vaincu. Ni militairement, ni politiquement. Les bilans de la lutte antiterroriste que mène l'Armée nationale et populaire (ANP) et qui sont diffusés régulièrement en attestent. Or, c'est désormais la présidence de la République qui admet le caractère endémique du terrorisme en Algérie. Et c'est Kamel-Rezzag Bara, conseiller du président de la République Abdelaziz Bouteflika, qui le dit. «Il est clair que le terrorisme dans son expression qui voudrait instrumentaliser nos référents culturels, religieux notamment, est une menace qui tend à se pérenniser», a-t-il déclaré jeudi dernier sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio algérienne.En effet, si les horreurs vécues par les Algériens durant la décennie 1990 semblent relever du passé, si le terrorisme est presque contenu dans des zones reculées – à l'extrême sud dans les régions frontalières avec des pays instables comme la Libye et le Mali –, il n'en demeure pas moins que les réseaux terroristes continuent à attirer de nouvelles recrues et à frapper. Comme c'était le cas la semaine dernière à Constantine où un commissariat a été ciblé par un attentat kamikaze, faisant deux blessés. Et si ces attaques sont sporadiques, elles sont surtout à effet médiatique tapageur. «Nous avons stoppé l'avancée des groupes terroristes mais, la menace subsiste. Les groupes terroristes profitent de l'instabilité des pays voisins due à des conflits internes afin d'étendre leur emprise dans la région», a expliqué Kamel-Rezzag Bara.Dans ce contexte, il a indiqué que, malgré les progrès réalisés dans le cadre du processus de paix au Mali depuis la signature de l'Accord d'Alger en 2015, des groupes terroristes continuent à jouer les perturbateurs. Et d'ajouter que «la Libye est un sujet de préoccupation sérieux». «Certaines forces politico-militaires continuent de penser qu'il ne peut y avoir de solution autre que militaire à la crise en Libye. Nous voulons les convaincre que la solution ne peut être que politique», a-t-il souligné. Il a conclu que «des aventuristes ont voulu récemment mettre le croissant pétrolier à feu et à sang» – attaque des Brigades de défense de Benghazi (BDB) contre le site pétrolier d'Al Sedra dans le nord-est de la Libye –, et que «l'Algérie poursuit ses efforts avec les autres pays de la région et la communauté internationale pour convaincre toutes les forces en Libye de revenir au dialogue, à la concertation».
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