L?éveil de la petite et moyenne entreprise
Il y a de la révolution dans l?air en matière d?aides aux petites et moyennes entreprises (PME). Comme annoncé à El Watan, Zaki Hariz, le vice-président du Conseil aux PME, ce nouvel organisme qui n?a que 5 mois d?existence, réfléchit à une grande réforme dans ce domaine clé de la vie économique. Objectif avoué : permettre à de très nombreuses petites et moyennes entreprises un cadre de dialogue et de concertation. « Nous nous intéressons à tout l?environnement des PME. » Notre interlocuteur est intarissable sur les problèmes des PME... « Attention, pour décrocher des contrats de partenariat avec les entreprises étrangères, il faut au préalable être doté d?une organisation et d?une crédibilité pour susciter l?intérêt chez le partenaire recherché. S?y rendre la fleur au fusil, c?est s?exposer à des déconvenues inévitables. » Pas de triomphalisme donc ; mais, entre tassement en début d?année et redémarrage au second semestre, ce conseil se montre plutôt entreprenant. Une assemblée générale est prévue jeudi prochain à Alger et une autre rencontre de vulgarisation est attendue en début d?année 2005 à Oran qui compte 14 474 PME... La machine semble bien partie. Au programme, une série de rencontres avec les associations patronales et autres organisations professionnelles. Mais militer n?est sans doute pas chose aisée et le budget est maigre. Avec un budget annuel de 8 millions de dinars, le conseil, composé pour l?instant de 85 membres, peine à fonctionner. Voici pourquoi il tient à tout prix à son autonomie financière et à instaurer un système indemnitaire. La survie étant impérative, il faut faire des pieds et des mains pour réussir à faire face à l?insuffisance de ce budget. « Nous n?avons même pas de bureau ou se rencontrer. Il faut aussi payer son billet d?avion pour rejoindre la capitale pour assister aux réunions », confie notre interlocuteur. L?absence de base de données Premier créneau, méthodologie oblige, la collecte de l?information économique. Au demeurant, un trésor qui fait grandement défaut dans notre pays. Enumérer les difficultés n?est sans doute pas chose difficile. D?abord le financement. « Le FGAR, par exemple, qui attend toujours d?avoir un bureau au sein de l?ANDI d?Oran, suscite bien des frustrations chez les entreprises. « Le plafond de 25 millions de dinars est bas, trop bas même ; et les 2% de retenues pour les frais de l?étude des dossiers doivent tout simplement être supprimés », souhaitent les chefs d?entreprises. En ce qui concerne le volet relatif au foncier, notre interlocuteur relève un constat : « le potentiel foncier national est largement sous-exploité. La seule zone d?activités de Bir El Djir (Oran), par exemple, constitue un réservoir inestimable, pourtant elle est sous- utilisée car mal gérée. » Autre point noir : « certaines zones d?activités, créées depuis une vingtaine d?années, se retrouvent aujourd?hui sans électricité ni téléphone, voirie ou assainissement... » Autre constat : de petites entreprises ont été prises au dépourvu par la nouvelle conjoncture de concurrence déloyale. Enfin, notre interlocuteur tient à relever « le nombre relativement faible des pépinières d?entreprises (14) et des centres de facilitation et de conseil aux entreprises (4). »
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Cherif Lahdiri
Source : www.elwatan.com