Alger - A la une

Secteur de l'Habitat Vers un débrayage



Grogne n Les syndicalistes du secteur de l'Habitat n'écartent pas le recours à la grève afin de faire aboutir leurs revendications socioprofessionnelles.
La Fédération nationale des travailleurs de l'habitat et de l'urbanisme, lance un appel au président de la République, au Chef du gouvernement et au ministre de l'Habitat pour agir et ouvrir les voies du dialogue avant de hausser le ton et d'enclencher une grève nationale. Lors d'une réunion des cadres syndicaux, organisée jeudi à Alger, le président de la fédération, Slimane Zitouni, a déploré l'absence de dialogue avec le ministère de l'Habitat, «destinataire de plusieurs courriers». En annonçant la tenue d'une rencontre le 27 janvier prochain, à laquelle sera convié le secrétaire général de l'UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, afin de décider des suites que donnera le ministre à leur demande d'audience pour répondre à leurs attentes, il a affirmé que «la fédération n'écarte pas le recours au débrayage afin de faire aboutir des revendications socioprofessionnelles légitimes des travailleurs». La fédération conteste également le silence total observé par le ministère auquel il exprime sa volonté de participer activement à la réalisation du programme quinquennal du secteur. «Après l'installation du nouveau ministre, nous avons déposé une demande d'audience pour l'informer sur les problèmes des travailleurs mais, à ce jour, aucune réponse ne nous a été adressée», a-t-il regretté.
Tout en privilégiant le dialogue, il a réclamé la satisfaction de l'ensemble des points de la plateforme de revendications relatifs, principalement, à la revalorisation et à l'harmonisation des salaires et primes, à la permanisation des contractuels, à la réintégration des travailleurs licenciés abusivement, à la révision des conventions collectives, au respect de la législation du travail. Citant des cas frappants, il a parlé notamment de certains contractuels qui attendent leur permanisation depuis une quinzaine d'années, en dépit des bas salaires de certains diplômés universitaires tels que des ingénieurs rémunérés à moins de 18 000,00 DA. M. Zitouni a insisté pour réclamer «l'application du code du travail en vigueur et l'autorisation de l'activité syndicale au sein des différents organismes». La fédération plaide également pour la révision des statuts particuliers, le règlement des salaires impayés, la lutte contre la disparité salariale entre les travailleurs des différentes wilayas et le respect des circulaires et arrêtés ministériels régissant le secteur du bâtiment.«Certains travailleurs continuent à percevoir des salaires de 14 000,00 DA», a-t-il regretté, rappelant que l'augmentation du SNMG a été décidée par le gouvernement et les employeurs doivent l'appliquer. Il a interpellé aussi les différents organismes à respecter la loi n° 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail dans son volet lié à la participation des représentants des travailleurs au conseil d'administration. Les syndicalistes de la fédération se demandent «si le règlement intérieur a plus de force juridique que la loi promulguée par l'Etat».
Rabah Khazini
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)