Ali Benhadj este en justice le directeur d’Ennahar
L’ancien numéro 2 du FIS dissous, Ali Benhadj, aurait déposé, en début de semaine, une plainte contre le directeur du journal arabophone Ennahar, Anis Rahmani, de son vrai nom Mohamed Mokeddem, qui l’aurait «affilié» à l’organisation terroriste Al-Qaïda et accusé d’incitation aux crimes contre des civils algériens. En effet, le journaliste l’avait accusé en direct sur les ondes de la chaîne de télévision arabe El Moustakillah d’être le vrai responsable de l’organisation terroriste Al-Qaïda en Algérie. Se sentant diffamé par les propos tenus par le directeur du journal arabophone, en direct sur cette chaîne arabe, l’ancien dirigeant du FIS dissous, Ali Benhadj, a voulu d’abord ester en justice le journaliste à Londres même, avant de revoir sa position en entamant une pareille procédure à Alger. Selon son frère Abdelhamid, les autorités britanniques auraient exigé de l’ancien dirigeant du FIS dissous une somme de 120.000 euros de caution, déposée dans une banque ou, à défaut, de justifier une résidence sur le sol anglais. Devant la difficulté de satisfaire aux deux conditions, décision a été donc prise, selon son frère, de se rabattre sur la justice algérienne. La famille Benhadj a déjà constitué un collectif d’avocats comprenant son frère, avocat de profession, et Me Bouchachi, le nouveau président de la LADH. Contacté à ce sujet, le journaliste Anis Rahmani s’est dit nullement «inquiet» de cette démarche. Il a affirmé que Ali Benhadj, à l’instar de tous les justiciables, possède les mêmes droits constitutionnels qui l’autorisent à régler ce différend en justice. «Je suis d’accord avec sa démarche du moment qu’il fait confiance en la justice algérienne et respecte le droit», dira-t-il. L’ancien dirigeant du FIS dissous n’est pas à sa première tentative puisqu’il a déjà déposé, quelques années auparavant, une plainte contre Omar Belhouchet, le directeur d’El-Watan, sans grand succès d’ailleurs. Omar Belhouchet avait, dans un éditorial, porté à Ali Benhadj la responsabilité de la mort de 150.000 Algériens durant la tragédie nationale. L’article en question, à l’origine de la colère de l’ancien numéro 2 de l’ex FIS, rend celui-ci responsable de la mort de millier d’Algériens durant la tragédie nationale qui a frappé le pays au début des années 90. «Il est difficile d’exiger de la société algérienne qu’elle solde les comptes d’une période cruelle, alors que l’un des principaux commanditaires du terrorisme et l’un des responsables des 150.000 morts, Ali Benhadj, nargue les Algériens, l’Etat et la nation tout entière ». Ali Benhadj avait, de son côté, indiqué que personne n’est en droit, aujourd’hui plus qu’hier, de mettre sur le dos de quelqu’un la responsabilité de cette tragédie.
«Seule la justice algérienne ou un tribunal international est en mesure de prouver quoi que ce soit», avait-il répondu dans une mise au point «jamais publiée par le journal» avait-il précisé.
Saïd Farhi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com