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« Se préparer convenablement pour le Mondial 2017 »



« Se préparer convenablement pour le Mondial 2017 »
L'ex-sélectionneur de l'équipe nationale féminine de handball, Mohamed Seghir Djoudi, a estimé hier que la fédération algérienne devait mettre tous les moyens financiers, humains et matériels pour préparer convenablement la sélection U21 en prévision du Mondial 2017 », soulignant que la 3e place au niveau africain est une bonne chose, mais insuffisante. « Il faut savoir que le niveau mondial est d'une autre dimension par rapport à celui du continent. Si on n'assure pas à cette EN une continuité de stages et de matches de haut niveau, il ne faudra pas s'attendre au miracle durant le Championnat du monde. La mission ne sera pas de tout repos, en présence des 23 meilleures équipes du monde. Le seul avantage est que la compétition se déroulera à Alger. Donc, les joueurs n'auront pas de problèmes par rapport à l'adaptation ». Interrogé sur l'ascendant tuniso-égyptien, Djoudi a souligné que c'est une évolution logique vu le manque de régularité, de stabilité et de formation au niveau des jeunes catégories. « Nous venons juste de remettre en marche les sélections de jeunes catégories. Auparavant, nous avions une variété d'athlètes issus des différentes régions du pays. Ils étaient le pur produit du milieu éducatif qui avait un championnat de haut niveau. Maintenant, il y a quelques petits clubs qui alimentent les différentes équipes nationales. Nous devons penser à remettre en marche le sport scolaire et universitaire. Cela va permettre la récupération des jeunes élèves pour les intégrer dans le système sportif universitaire », explique-t-il. La rareté des athlètes a mené, selon Djoudi, au renversement de la situation en faveur des Tunisiens et des Egyptiens. « Durant les années 70, l'ex-secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports Mohamed Baghdadi a contribué au relancement du sport scolaire, dont le handball. Cela a donné des résultats extraordinaires avec la naissance des générations dorées des années 70, 80, 90 et même 2000. Il y avait aussi des pôles de développement dans les quatre coins du pays. Nous avons eu l'occasion aux côtés des Roumains comme Costache de sortir de très grands joueurs et joueuses. D'ailleurs, le handball algérien avait depuis une réputation et notoriété mondiale », relève-t-il. Concernant l'absence de l'arrière droit Ayoub Abdi, notre interlocuteur a avoué ne pas maîtriser le dossier, même s'il a appris que le joueur a été sanctionné par rapport à une certaine indiscipline. « Je sais qu'il a quitté le groupe sans l'aval de son entraîneur. A mon avis, un tel geste mérite une sanction. Nul n'est indispensable, quels que soient les dessous de l'affaire. La discipline est l'un des éléments nécessaires pour la réussite d'une équipe. A mon époque, j'ai sanctionné cinq de nos meilleures joueuses pour une absence d'un jour non justifiée ». Appelé à donné son avis sur la nomination d'un entraîneur des gardiens pour les U21, Djoudi a rappelé le développement du handball qui demande un staff technique bien étoffé. « Les grandes sélections du monde sont gérées par des staffs qui se composent d'au moins dix membres. Aucun aspect n'est négligé, y compris le psychologique avec la désignation d'un psychologue. Ce dernier prépare le collectif et l'individuel sur ce plan. L'entraîneur des gardiens est un maillon de cette chaîne. Je pense que sa présence est d'une grande importance. Il peut d'ailleurs être très utile sur le plan tactique. Cela dit, la balle est dans le camp de l'actuel sélectionneur des U21 et de la FAHB. De mon côté, je souhaite beaucoup de réussite à la sélection U21 et à son encadrement », conclut-il.
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