
Tables et mobiliers saccagés, slogans pro-putschistes : des violences ont éclaté soudainement hier dans le hall de l'hôtel Laico, à Ouagadougou, où des médiateurs doivent annoncer un plan de sortie de crise après le coup de force du général Gilbert Diendéré. Les violences ont été perpétrées par une centaine de sympathisants du général Diendéré, venus faire pression sur les médiateurs et chassant à coup de cordelettes des anti-putschistes et des journalistes rassemblés devant l'établissement, ont constaté des journalistes. Arrivés dans un premier temps dans l'enceinte de l'hôtel, ces hommes ont réussi à forcer leur passage dans le hall de l'établissement où ils ont saccagé le mobilier, avant de quitter les lieux. "Nous, ce qu'on veut, c'est que Diendéré reste et qu'il organise rapidement des élections comme il l'a promis. On se tue dans le quartier et dans le pays à cause de l'exclusion, il faut des élections inclusives", a déclaré sous couvert de l'anonymat un sympathisant de Diendéré. Juste avant que les violences n'éclatent dans le hall de l'hôtel, d'autres sympathisants du mouvement Balai Citoyen, - en pointe dans le soulèvement populaire contre le président Compaoré en 2014 - s'étaient de leur côté pressés devant cet établissement avant d'être dispersés par les forces de l'ordre. Initialement, le Balai Citoyen avait appelé ses membres à un rassemblement sur la place de la Révolution, dans le centre de la capitale, pour "maintenir la pression" jusqu'au moment de l'annonce du plan de sortie de crise des médiateurs.R.I./Agences
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com