Alger

Sarkozy à Constantine



Le colonialisme mis à l’index, mais toujours pas d’excuses Le président français, M. Nicolas Sarkozy, a indiqué, hier, à Constantine que «le système colonial était injuste par nature et ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d’asservissement et d’exploitation».  «Je ne suis pas venu nier le passé», a ajouté le président français devant les étudiants et les professeurs de l’université Bachir-Mentouri, en présence du président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, soulignant que «l’Algérie et la France ont besoin l’une de l’autre». Le chef d’Etat français a reconnu, dans ce contexte, que «les fautes et les crimes du passé furent impardonnables», soulignant que «c’est sur notre capacité à conjurer le fanatisme, l’intolérance, le racisme que nos enfants nous jugerons». «Donnons la force à ce qui nous unit et pas à ce qui nous divise», a prôné le président français qui a appelé les Algériens et les Français à vivre «leur diversité». Qualifiant, par ailleurs, l’émir Abdelkader de «la plus belle figure de l’histoire algérienne», il a relevé que «ce héros (...) s’était battu jusqu’au bout de ses forces pour l’indépendance de l’Algérie». Mettant en valeur sa foi «si rayonnante», «son Islam si authentique si ouvert (et) si humaniste,» il a également rappelé qu’en 1860, à Damas, cet homme de sagesse et culture avait sauvé «tant de vies chrétiennes». Mais, voilà Sarkozy est toujours loin, même très loin, des excuses qu’attendent de lui 30 millions d’Algériens et ce en dépit des efforts qu’il a dû faire pour énoncer ce discours qui constitue un progrès dans l’approche officielle de la France par rapport au dossier «Mémoire» qui mine les relations entre les deux pays. En outre, le président français a réitéré le soutien de son pays à la lutte contre le terrorisme que le peuple algérien a «combattu seul et avec courage». «Si l’Algérie n’avait pas combattu le terrorisme dans les années 1990, aujourd’hui, je ne serai pas là à vous parler», a dit M. Sarkosy en s’adressant aux étudiants de l’université Bachir-Mentouri. Sur la question palestinienne, le président français a affirmé que «priver les Palestiniens d’un Etat-nation est une injustice que la France n’accepte pas», lançant un appel «pressant» au peuple d’Israël pour qu’»il n’inflige pas au peuple palestinien la même injustice comme celle qu’il a lui-même subie pendant tant de siècle». «Je lance un appel aux dirigeants du peuple israélien et du peuple palestinien pour qu’ils saisissent la paix qui est, aujourd’hui, à portée de leurs mains s’ils savent se montrer capables de surmonter la haine (...), car il n’y a pas d’avenir dans la haine», a-t-il ajouté.   R.N.
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