Alger - Revue de Presse

SANTE Plus d'autonomie pour les polycliniques



Les unités extra-hospitalières, en l'occurrence les polycliniques,bénéficieront désormais de plus de prérogatives, de moyens voire d'autonomie.La décision a été annoncée par le ministre de la Santé, M. Amar Tou, lors deson intervention devant les participants à une rencontre organisée parl'Institut Pasteur d'Algérie (IPA), à l'occasion de la célébration de laJournée mondiale de la santé.Selon le premier responsable du département, «cette autonomie permettraaux polycliniques de jouer un rôle important dans le domaine de la santé». Leministre dira que «les CHU ont accaparé tous les moyens matériels, financiers,aux dépens des autres structures sanitaires, comme les polycliniques, d'où lanécessité de rétablir les équilibres en donnant plus d'autonomie aux unitésextra-hospitalières (polycliniques)». A ce propos, on indique que quelque 773centres de santé ont été transformés en polycliniques, dotées des servicesindispensables (laboratoires, consultations spécialisées, chirurgie dentaire).Cette rencontre à la quelle ont pris part un grand nombre de chercheurs aété notamment dominée par l'intervention assurée par le professeur Kamel Kellou,épidémiologiste et nutritionniste à l'Institut national de santé publique(INSP). Ce dernier dira «qu'une moyenne de 1.500 cas de toxi-infectionsalimentaires sont signalés semestriellement à travers l'ensemble duterritoire». Placée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sous le thème«la sécurité sanitaire internationale, investir dans la santé, bâtir un avenirplus sûr», cette journée était une occasion pour les participants pour débattrede cette question en Algérie.«C'est au niveau de la préparation (manipulation) et de la distributionque se produit la contamination en raison de l'absence totale de mesuresd'hygiène», a expliqué le Pr Kellou. Selon lui, en Algérie, la sécuritésanitaire alimentaire est confortée par un dispositif national organisationnelde prise en charge de la qualité des aliments, soutenu par un cadre législatif(plus de 10 lois promulguées). De plus, des inspections du contrôle de laqualité des aliments et les capacités d'analyses des laboratoires sontrenforcées, parallèlement à la sensibilisation des consommateurs, assurée parquelque 30 associations de protection des consommateurs qui activent à traversles wilayas. Toutefois, cet arsenal demeure insuffisant, en l'absence d'un plannational de la salubrité des aliments, a affirmé le Pr Kellou, faisantremarquer que la réflexion est engagée dans ce sens.  «Un plan national est enpréparation», a-t-il ajouté, le qualifiant «d'enjeu national», afin de protégerla population d'éventuelles contaminations. «Ce plan national doit êtrechapeauté par une entité nationale comme cela existe dans les pays développés»,a-t-il dit soulignant que la sécurité sanitaire des aliments constitue une despriorités de santé publique. «Il est important de renforcer les capacités de préventionet agir par anticipation sur les risques futurs», a encore indiqué le PrKellou.
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