L'association El-Hana, oeuvrant pour le bien-être du malade, a reçu, lundi, au siège du conseil scientifique du CHU d'Oran, deux membres de l'association Passerelle basée à Marseille, dont l'une est native d'Oran, pour définir les axes d'entraide entre les deux associations des deux rives de la Méditerranée. En clair, il s'agit d'édifier un pont entre les deux organisations qui, outre l'envoi de matériels et même de médicaments non disponibles en Algérie pour les malades nécessiteux, ou tout simplement dont le besoin est primordial, s'occupera également des formalités de transfert de malades qui ont atteint le stade final et hospitalisés dans les hôpitaux de la Provence et qui émettent le voeu de venir finir leurs jours dans leur pays d'origine. Les deux représentantes de Passerelle ont affirmé que l'idée de travailler en étroite collaboration avec des association maghrébines a germé après qu'elles ont eu à constater, durant l'exercice de leur profession, que des malades maghrébins hospitalisés dans des structures de l'Hexagone mourraient seuls et dans l'anonymat, d'où diverses difficultés pour leur enterrement dans des carrés musulmans des cimetières français et en l'absence des membres de leur famille. Dans les faits, Passerelle a déjà entrepris des démarches auprès des compagnies aériennes desservant notamment l'Algérie et les représentations consulaires pour faciliter leur rapatriement. Toutefois, l'idéal, tel que soutenu par les deux associations, serait de réaliser un centre de soins palliatifs qui prendrait en charge tous les malades arrivés au stade ultime de la thérapie. Cette proposition, faite par l'association El-Hana, date en fait de 2005 avec la présentation d'une étude de faisabilité et un plan général, un projet présenté aux responsables locaux mais qui n'a reçu aucune réponse. A cet effet, le professeur Leila Hammou, présidente du conseil scientifique du CHUO, s'est penchée également sur la question du transfert en France de malades, dont le nombre a été considérablement réduit en raison, entre autres, de tous les tracas rencontrés en cas de décès. « Seuls quelques cas demandant des examens plus approfondis ou des pathologies non encore maîtrisées sont envoyés en France, sinon les capacités nationales dans le domaine de la médecine permettent une prise en charge efficiente d'un très grand nombre de pathologies », a précisé l'intervenante. Le projet en question, unique en son genre à l'échelle nationale, nécessite une étude plus poussée afin de réussir les conditions maximales de sa réussite et cela passe irrémédiablement par l'adhésion de tous les secteurs concernés tels la Santé, la Solidarité nationale et les Collectivités locales notamment, pour une structure qui sera installée à Oran et qui sera appelée à recevoir des sujets des régions ouest et sud-ouest du pays, ont tenu à conclure les intervenants lors de la séance de travail.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com