
Dans le plus pur style Calimero, le sélectionneur national s'est rendu coupable d'une maladroite sortie de route langagière à l'issue de la victoire en amical, mardi soir, face au Sénégal. Pousser la malhabileté communicative jusqu'à qualifier de «conneries» certains écrits de la presse nationale équivaut ainsi à faire montre d'une insolence qui ne devrait pas exister à ce niveau. Qu'il ne soit pas d'accord avec les analyses des observateurs est une chose. Répondre par l'invective en est une autre passible, normalement, de sanctions sous d'autres cieux où l'on est plus regardant sur tout ce qui touche à la liberté d'expression. C'est que Christian Gourcuff a gravement fauté, lui dans la vie privée duquel aucun média n'est, pourtant, allé fouiner. Finalement plus têtu que prévu et moins «classe» qu'il n'essaye d'en donner l'impression, le Breton a même poussé l'insolence jusqu'à faire preuve d'irrespect et de discrimination envers un confrère auquel il a demandé de "changer de lunettes". Tout comme elle n'hésite jamais à rappeler à l'ordre et à sanctionner tout acteur du football national qui se rend coupable du moindre délit langagier ou déclaration politiquement incorrecte, la commission de discipline gagnerait énormément en crédibilité et en légitimité si elle venait à ne pas laisser ces dérives de Gourcuff sans suite. Surtout que, dans les hautes sphères dirigeantes de la FAF, la sortie médiatique du sélectionneur a "énormément déplu", croit-on savoir de bonne source.R. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Belarbi
Source : www.liberte-algerie.com