
L'événement culturel de l'année, le Festival culturel international de musique symphonique, qui s'est tenu du 12 au 19 septembre au Théâtre national algérien, à Alger, a dépassé toutes les espérances avec une clôture affichant complet, samedi soir.La clôture du 7e Festival culturel international de musique symphonique a drainé du monde. Une preuve patente que ce rendez-vous annuel est incontournable. Une salle archicomble, où chaque centimètre carré était occupé. Le théâtre n'arrivait pas à contenir tout ce beau monde. Les travées étaient des espaces de fortune pour les mélomanes debout.On s'est bousculés au portillon et à tous les étages. Aussi, avons-nous suivi le concert final dans le hall du deuxième étage depuis un écran géant retransmis en direct. Et où des chaises ont été rangées. C'est en présence du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, et de nombreux ambassadeurs, que la boucle a été bouclée. Et ce, d'une manière magistrale. Une formation multinationale évoluant à l'unisson constituée de musiciens de l'Orchestre symphonique national (OSN), d'Afrique du Sud, d'Espagne, de France, du Japon, de Syrie, de Tunisie et d'Ukraine, emmenée par le maestro algérien, Amine Kouider, l'homme à la baguette magique.La première partie a été rehaussée par la belle performance opératique de la soprano algérienne Amel Brahim-Djelloul posant son coffre? fort sur Les Noces de Figaro, Don Giovanni de Wolfgang Amadeus, Gianni Schicchi de Giacomo Puccini, Roméo et Juliette de Charles Gounod ou encore Rinaldi de Georg Friedrich Haendel. Dans la salle, le public ovationne Amel Brahim-Djelloul, l'orchestre et son chef à tout rompre et à toute ponctuation lyrique et instrumentiste.Dans le hall du deuxième étage, l'assistance est stoïque et amorphe. On n'applaudit pas les altistes. On «papote», on se lève en plein adagio, une jeune homme et une jeune fille se «marrent» à la vue d'Amel Brahim-Djelloul. C'est donner de la confiture à des cochons. Enfin, il existe un public qui ne sait même pas pourquoi il est là, au TNA, dans un concert international de musique symphonique. La plus belle fille au monde ne peut donner que ce qu'elle a.Les pupitres de la nationLa deuxième partie a été réservée à Camille Saint-Saëns avec comme soliste de marque, le virtuose joueur de cello, l'Arménien, Aram Talalian. La troisième et dernière partie était exclusivement dédié à Aïda (La Grande marche) de Giuseppe Verdi, Casse noisette et La Marche slave de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Ainsi que des thèmes de films : Pirates des Caraïbes de Klaus Badelt et Hans Zimmer, Mission impossible de Lalo Schiffrin. Et puis une exécution symphonique de Ya Rayah de Dahmane El Harrachi, Ya Zina de Raïna Raï, Achtah Ya Taoues, Ghomari et Amedyez d'Idir élégamment et poétiquement soufflées par Amel Brahim-Djelloul.Le commissaire du festival et directeur de l'Orchestre symphonique national (OSN), Abdelkader Bouazzara, dans son allocution inaugurale de la 7e édition se déroulant du 12 au 19 septembre 2015 avait déclaré : «C'est avec une confiance grandissante et une immense fierté que nous observons, aujourd'hui, une halte dédiée à la musique universelle, pour composer une septième note sur la partition d'un festival qui est devenu mature grâce à votre amour et votre fidélité pour ce rendez-vous.Un rendez-vous qui a su se hisser à un rang honorable parmi les tablettes des agendas de la musique mondiale, rehaussé par le rayonnement, cette année, de l'événement Constantine, capitale de la culture arabe 2015. Le Festival culturel international de musique symphonique, à Alger, à travers la participation d'une vingtaine de pays lors de l'actuelle édition, confirme la volonté du ministère de la Culture de par le haut patronage du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, quant à sa valorisation et sa consécration, à travers une étape ayant conféré à la musique symphonique en Algérie un respect et une élévation dans le concert des nations?» On espère que la 8e édition de ce festival accueillera des orchestres des Etats-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, d'Irlande, du Maroc, du Sénégal? Musique sans frontières !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Smail
Source : www.elwatan.com