Alger - Revue de Presse

Rush sur les transports



Les gares routières et ferroviaires, ainsi que la station de taxis collectifs près du stade Zabana étaient, à partir d'hier, prises d'assaut par des centaines de citoyens qui s'apprêtaient à regagner leurs villes d'origine. Si cet engouement pour les transports est inhabituel, par rapport au reste de l'année, ceci ne peut s'expliquer en grande partie que par le début des vacances scolaires d'hiver fixé à partir d'aujourd'hui, ainsi que par la fête de l'Aïd. Toutefois, plusieurs chefs de famille ont préféré anticiper et prendre les devants, notamment ceux se dirigeant vers l'Est et le centre du pays. Une journée de plus ou de moins à l'école ne peut nullement perturber la scolarité de leurs enfants. Ceci est également valable pour les résidents des cités universitaires qui ont fait leurs bagages pour fêter l'Aïd en famille. A ce propos, le taux d'absentéisme signalé au niveau de plusieurs facultés et instituts de l'enseignement supérieur a atteint, hier, des proportions jamais égalées. Pire encore, les résidents d'Oran ont eux aussi pris deux jours de plus en décidant par «solidarité» avec leurs camarades des autres wilayas de sécher les cours, quitte à accuser un retard et trouver un moyen pour le récupérer à partir de samedi, encore faudrait-il que la période de reprise des cours ne s'allonge pas. Pour la communauté estudiantine et depuis quelques années, une pratique illicite a fait son apparition. Il s'agit de tous ces transporteurs qui viennent accoster les voyageurs potentiels à leur sortie des résidences universitaires et reconnaissables à leurs bagages. Toutes les destinations sont assurées et les prix ne diffèrent pas de ceux pratiqués à partir des gares routières. Pour les transporteurs, c'est une aubaine du fait que cela leur permet de gagner du temps et d'économiser les frais de stationnement à l'intérieur de l'enceinte de la gare, des frais désormais exigés par les nouveaux concessionnaires. A la station de taxis collectifs Zabana, la demande est importante, notamment sur celle d'Alger et des villes de l'Est. Contrairement aux longues attentes habituelles, les transporteurs sont plus à l'aise et font le plein, c'est-à-dire les 6 places en un temps record. Certains chefs de famille voulant éviter les correspondances négocient un prix, quitte à payer en plus une place vacante. Selon un transporteur, «la demande sera importante cette année encore» et certains de ses collègues devront cravacher dur, et pour faire des recettes optimales, «ne se gênent nullement de faire deux navettes Oran-Alger en une seule journée». Dehors, certains clandestins ont déjà pris place et attendent le moment opportun pour agir. Jusqu'à hier, les prix n'ont connu aucune hausse et Oran-Alger est toujours taxé à 1.200 dinars. Quant à la dernière journée, des augmentations ne sont pas à écarter et notamment pour les retardataires, retenus pour des raisons professionnelles. Concernant le transport ferroviaire, aucun changement dans la programmation n'est envisagé, si ce n'est l'augmentation du nombre de voitures (wagons), notamment pour les grandes lignes.
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