Alger - A la une

Ross de retour Sahara occidental



Après moult tentatives de l'évincer du dossier, le Maroc voit revenir le représentant du SG de l'Onu et avec une solution définitive au conflit en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui tant étouffée par El Makhzen.
Christopher Ross est arrivé à Alger hier. Il a été reçu par le chef de l'état et le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines avec qui il a eu des entretiens. En visite dans la région depuis trois jours, d'avis d'observateurs cette visite marque un tournant important dans le conflit maroco-sahraoui. En effet l'envoyé personnel du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies pour le Sahara occidental intervient après une tentative d'El Makhzen de perdurer ses bas agissements dans les territoires occupés sahraouis il avait retiré sa confiance à l'envoyé spécial du SG de l'Onu. Il a ensuite révisé sa copie. Perçu par la lucarne internationale, l'inconstance des décisions du Royaume sur le dossier sahraoui et dans son sillage sur le représentant de l'Onu dénote une faiblesse de ses soutiens à New York.
Ross reprend son bâton de pèlerin
En tant que vieux routard de la question sahraouie la réputation de Ross n'est plus à faire : il est pour un processus de paix viable pour les deux parties et qui garantit au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination. Pour cette tournée Ross s'est rendu au Maroc et, ce qui restera dans les annales de cette visite, c'est certainement son déplacement dans les territoires occupés sahraouis. Loin de toute quête de tourisme exotique Ross a tenu à apprécier, him self, les cinq années de négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc. Il compte bien arracher de réels progrès qu'il mettra sur la table du SG de l'Onu à son retour à New York. Il compte faire appliquer la levée du blocus imposé à la région et indexer au mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental), la prise en charge de la situation des droits de l'Homme et non à Genève comme le veut le Maroc. Pour rappel dans son dernier rapport le secrétaire général de l'Onu avait révoqué les obstacles posés par le Maroc à la Minurso. De "manière crédible" Dans les territoires sahraouis occupés. Pour Ban les choses sont on ne peut plus claires : "La Minurso n'est ni dans la capacité d'exercer pleinement ses fonctions de surveillance de maintien de la paix et d'observation, ni ne dispose de toute l'autorité pour contrecarrer l'effritement". Rappel dans sa résolution 2204 (2012), adoptée à l'unanimité en avril dernier, le Conseil de sécurité a appelé les parties (Front Polisario et Maroc) à "poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général de l'Onu, sans conditions préalables et de bonne foi, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d'accords conformes avec les buts et principes de la Charte des Nations unies". Selon les observateurs sur place la visite de Ross n'a pas laissé indifférentes les deux parties, si du côté sahraoui cela conforte les résistances d'aller vers un referendum, du coté marocain en revanche, cela a exacerbé la faiblesse du Makhzen. Sinon comment expliquer la répression d'El-Ayoun occupée où la population a subi, une nouvelle fois, les supplices des forces royales, selon des témoignages rapportés par les médias et les organisations humanitaires à travers le monde.
Et le hasard du calendrier a fait coïncider cette visite avec la commémoration du deuxième anniversaire du démantèlement du camp de Gdeim Izik .
Les Sahraouis sous la bastonnade marocaine
En novembre 2010 le démantèlement du camp s'est fait dans la répression et le sang. Pour ceux qui ont été embastillés par les forces du Makhzen. Deux ans plus tard les prisonniers sahraouis sont toujours emprisonnés. Pis encore ils sont détenus sans que jugement ne soit rendu.
Le 24 octobre dernier le tribunal militaire de Rabat a reporté leurs procès, pour la seconde fois à une date ultérieure, après un premier report le 13 janvier 2012. Pour dénoncer l'injustice et l'arbitraire les 24 prisonniers politiques sahraouis dit "groupe Gdeim Izik" ont entamé mardi une grève de la faim de trois jours à la prison locale 2 de Salé (ville jumelle de Rabat). Le geste est assurément risqué toutefois et face au silence tacite de l'iniquité de la justice marocaine les emprisonnées ont tenu à porter leur cas devant l'opinion publique il s'agit de "24 mois de souffrance" et de"résistance pacifique du peuple sahraoui", ont souligné les prisonniers avant de dénoncer leur incarcération sans aucune décision de justice et leur comparution devant un tribunal militaire. A Rabat des voix s'élèvent, elles ne sont pas uniquement sahraouies. L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a tiré la sonnette d'alarme. Elle a déjà interpellé, le ministère de la Justice marocaine sur les conditions de leur détention. Elle lui a demandé de trancher sur le dossier "immédiatement" pour éviter la détérioration de leur santé. De son coté l'Association de défense des droits de l'homme (ASDHOM) a envoyé depuis Paris, une lettre au ministre marocain de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, dans laquelle elle réclame leur "libération immédiate dans la mesure où leurs droits à un procès équitable et transparent n'est pas garanti". L'ASDHOM en est catégorique "leurs détentions provisoires sont illégales Même au regard du droit pénal marocain qui fixe la durée légale de la détention
provisoire à douze mois". Pour les organisations et juristes indépendants "un renvoi sans audience et sans qu'aucune date de procès ne soit fixée équivaut à un déni de justice" font-elles remarquer. Toujours sur le sujet le rapport des observateurs européens note que "Si l'on peut considérer que le report du procès est un signe de faiblesse des autorités marocaines et confirme la vacuité d'un dossier, le maintien. En détention sans aucune décision judiciaire est contraire à la fois aux normes marocaines, et aux normes internationales dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et son article 9."
Après moult tentatives de l'évincer du dossier, le Maroc voit revenir le représentant du SG de l'Onu et avec une solution définitive au conflit en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui tant étouffée par El Makhzen.
Christopher Ross est arrivé à Alger hier. Il a été reçu par le chef de l'état et le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines avec qui il a eu des entretiens. En visite dans la région depuis trois jours, d'avis d'observateurs cette visite marque un tournant important dans le conflit maroco-sahraoui. En effet l'envoyé personnel du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies pour le Sahara occidental intervient après une tentative d'El Makhzen de perdurer ses bas agissements dans les territoires occupés sahraouis il avait retiré sa confiance à l'envoyé spécial du SG de l'Onu. Il a ensuite révisé sa copie. Perçu par la lucarne internationale, l'inconstance des décisions du Royaume sur le dossier sahraoui et dans son sillage sur le représentant de l'Onu dénote une faiblesse de ses soutiens à New York.
Ross reprend son bâton de pèlerin
En tant que vieux routard de la question sahraouie la réputation de Ross n'est plus à faire : il est pour un processus de paix viable pour les deux parties et qui garantit au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination. Pour cette tournée Ross s'est rendu au Maroc et, ce qui restera dans les annales de cette visite, c'est certainement son déplacement dans les territoires occupés sahraouis. Loin de toute quête de tourisme exotique Ross a tenu à apprécier, him self, les cinq années de négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc. Il compte bien arracher de réels progrès qu'il mettra sur la table du SG de l'Onu à son retour à New York. Il compte faire appliquer la levée du blocus imposé à la région et indexer au mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental), la prise en charge de la situation des droits de l'Homme et non à Genève comme le veut le Maroc. Pour rappel dans son dernier rapport le secrétaire général de l'Onu avait révoqué les obstacles posés par le Maroc à la Minurso. De "manière crédible" Dans les territoires sahraouis occupés. Pour Ban les choses sont on ne peut plus claires : "La Minurso n'est ni dans la capacité d'exercer pleinement ses fonctions de surveillance de maintien de la paix et d'observation, ni ne dispose de toute l'autorité pour contrecarrer l'effritement". Rappel dans sa résolution 2204 (2012), adoptée à l'unanimité en avril dernier, le Conseil de sécurité a appelé les parties (Front Polisario et Maroc) à "poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général de l'Onu, sans conditions préalables et de bonne foi, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d'accords conformes avec les buts et principes de la Charte des Nations unies". Selon les observateurs sur place la visite de Ross n'a pas laissé indifférentes les deux parties, si du côté sahraoui cela conforte les résistances d'aller vers un referendum, du coté marocain en revanche, cela a exacerbé la faiblesse du Makhzen. Sinon comment expliquer la répression d'El-Ayoun occupée où la population a subi, une nouvelle fois, les supplices des forces royales, selon des témoignages rapportés par les médias et les organisations humanitaires à travers le monde.
Et le hasard du calendrier a fait coïncider cette visite avec la commémoration du deuxième anniversaire du démantèlement du camp de Gdeim Izik .
Les Sahraouis sous la bastonnade marocaine
En novembre 2010 le démantèlement du camp s'est fait dans la répression et le sang. Pour ceux qui ont été embastillés par les forces du Makhzen. Deux ans plus tard les prisonniers sahraouis sont toujours emprisonnés. Pis encore ils sont détenus sans que jugement ne soit rendu.
Le 24 octobre dernier le tribunal militaire de Rabat a reporté leurs procès, pour la seconde fois à une date ultérieure, après un premier report le 13 janvier 2012. Pour dénoncer l'injustice et l'arbitraire les 24 prisonniers politiques sahraouis dit "groupe Gdeim Izik" ont entamé mardi une grève de la faim de trois jours à la prison locale 2 de Salé (ville jumelle de Rabat). Le geste est assurément risqué toutefois et face au silence tacite de l'iniquité de la justice marocaine les emprisonnées ont tenu à porter leur cas devant l'opinion publique il s'agit de "24 mois de souffrance" et de"résistance pacifique du peuple sahraoui", ont souligné les prisonniers avant de dénoncer leur incarcération sans aucune décision de justice et leur comparution devant un tribunal militaire. A Rabat des voix s'élèvent, elles ne sont pas uniquement sahraouies. L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a tiré la sonnette d'alarme. Elle a déjà interpellé, le ministère de la Justice marocaine sur les conditions de leur détention. Elle lui a demandé de trancher sur le dossier "immédiatement" pour éviter la détérioration de leur santé. De son coté l'Association de défense des droits de l'homme (ASDHOM) a envoyé depuis Paris, une lettre au ministre marocain de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, dans laquelle elle réclame leur "libération immédiate dans la mesure où leurs droits à un procès équitable et transparent n'est pas garanti". L'ASDHOM en est catégorique "leurs détentions provisoires sont illégales Même au regard du droit pénal marocain qui fixe la durée légale de la détention
provisoire à douze mois". Pour les organisations et juristes indépendants "un renvoi sans audience et sans qu'aucune date de procès ne soit fixée équivaut à un déni de justice" font-elles remarquer. Toujours sur le sujet le rapport des observateurs européens note que "Si l'on peut considérer que le report du procès est un signe de faiblesse des autorités marocaines et confirme la vacuité d'un dossier, le maintien. En détention sans aucune décision judiciaire est contraire à la fois aux normes marocaines, et aux normes internationales dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et son article 9."
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