Les trajectoires des uns et des autres, leurs ambitions personnelles, leur capacité à mobiliser les réseaux dans lesquels ils s'intègrent ont une grande influence dans la conduite des projets engagés à Alger. Les rivalités pour le contrôle d'un territoire qui assure pouvoir et profits sont telles qu'elles se traduisent par la paralysie de certains chantiers. Quant aux élus locaux, exclus ou compromis dans des logiques occultes, ils ne jouent pas toujours le rôle qui leur est dévolu.
Rue Larbi-Ben-M'hidi, entre la Cinémathèque et le Théâtre national, le bâtiment inachevé du Musée d'art moderne d'Alger (MAMA) offre une bonne illustration de la façon dont les décideurs instrumentalisent la politique urbaine au service de leurs intérêts particuliers. Au début de l'année 2006, le gouvernement décide d'ouvrir un musée d'art moderne ' le premier du genre en Algérie, le second en Afrique. Un concours national est organisé pour en désigner l'architecte. H. F., médaillé de l'Académie française d'architecture, le remporte. Quand Alger devient capitale de la culture arabe en 2007, des responsables au ministère de la Culture commandent à H. F., dans l'urgence, une structure provisoire. Le reste, promet-on, viendra plus tard. L'architecte s'attelle à la tâche et conserve par la suite dans ses cartons le projet portant sur l'ensemble du site...
R. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Khazini
Source : www.infosoir.com