
Le Ramadhan s'achève, s'en va, vidant sur son passage les grandes villes du pays. Elles se vident de ceux qui les font vivre. Parce que ceux qui les font vivre, des commerçants, artisans, ouvriers, employés et fonctionnaires vont rentrer chez eux fêter l'Aïd. Après la cherté, la pénurie. Celle des carburants a commencé déjà à se faire sentir avec les longues queues devant les stations d'essence.Le ministère, l'organisation des commerçants vont, bien entendu, aller de leur discours rassurant sur la disponibilité des produits durant les deux jours fériés. Bien entendu, il n'aura aucun effet puisque ceux qui sont chargés d'alimenter le marché, lui-même fermé, d'approvisionner, de vendre ou de confectionner les produits de consommation sont chez eux, ailleurs, en dehors des grandes villes, de la capitale.Habitué à ce rituel qui ne confère désormais pas à la joie, des familles se mettent à l'avance aux provisions et au cumul des "stocks stratégiques".Cela dit, cette situation, qui fait déjà partie des pratiques algériennes, n'aura pas d'effet particulier sur le citoyen, abstraction faite de ses réactions épidermiques. Et néanmoins compréhensibles.Qu'est-ce qui aura changé en définitive ' Rien. Les mêmes crises et pénuries continueront et reprendront leur droit sur le marché et les deux jours de cette dèche annoncée seront aussi vite oubliés, effacés. Effacés comme cet Etat absent qui a abandonné un terrain désormais squatté par l'informel qui s'est érigé en véritable régulateur du marché.Le problème ne se situe pas là où nous dirigent nos regards subjectifs, nos instincts et nos réactions intempestives. Pourquoi Alger ne dispose pas de boulangers, de restaurateurs, de marchands de légumes 'Est-il aussi difficile de trouver un commis boulanger qu'un man?uvre qualifié pour les grands chantiers ' Faudra-t-il encore en importer pour satisfaire nos tubes digestifs le jour de l'Aïd 'NomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djilali BENYOUB
Source : www.liberte-algerie.com