Dans le souci deréorganiser le service de l'état civil central et des annexes des secteursurbains, une commission a été mise en place, il y a quelques jours, par lesresponsables de la commune d'Oran, apprend-on de sources proches de l'APC.Cette commission, composée d'élus et de représentants de l'administration, aurapour mission d'établir un diagnostic de la situation prévalant au niveau del'état civil central et de proposer des solutions à même d'aboutir à une meilleureorganisation, qui puisse mettre un terme à l'anarchie qui prévaut au niveau dece service, depuis plusieurs années. En principe, et selon nos sources, lacommission doit achever son travail et remettre son rapport au maire d'Oran,avant le déménagement des services de l'état civil vers les nouveaux locaux ducentre-ville. A ce propos, nos sources indiquent qu'ilétait prévu en juin dernier, mais le personnel de l'état civil avait refusé dequitter l'actuel siège arguant son refus par l'exiguïté des nouveaux locaux. Ily a deux ans, une commission similaire avait été installée et avait fait despropositions pour une réorganisation de ce service, sans pour autant que sespropositions n'aient été mises en application, puisque la gestion estquotidiennement pointée du doigt par le citoyen, obligé d'effectuer un parcoursdu combattant pour un acte administratif. Abrité par un immeuble acquis par la communeauprès de l'Agence foncière contre un montant de 16 milliards de centimes, lenouveau centre d'état civil, un R+3 et dont le rez-de-chaussée fait office dusiège du secteur urbain Emir, est situé près du lycée Lotfi. Contenant unevingtaine de guichets, ce centre attend toujours ses nouveaux occupants.L'actuel serviced'état civil central, réalisé il y a plus d'une vingtaine d'années, ne répondplus aux besoins d'une des plus grandes communes d'Algérie, en raison del'étroitesse du local, le mauvais aménagement, le manque de commodités(notamment pour la conservation des registres qui sont dans un état détérioré)mais aussi, et surtout, à cause du système caduc de la gestion de l'état civilet des «anciens réflexes» des administrateurs, au grand dam des citoyens quisont obligés d'attendre jusqu'à 20 jours parfois pour avoir un simple extraitd'acte de naissance. Pour donner une idée sur la pression exercée sur ceservice, qui a été décentralisé il y a quelques années, le SG de l'APC arécemment donné quelques chiffres indiquant qu'en 2005, il a été délivré 2,5millions d'actes de naissance et 450.000 autres actes en français.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com