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Rien de nouveau sous le soleil de Gao APRÈS 10 MOIS DE CAPTIVITE DES DIPLOMATES ALGERIENS



Les familles des otages continuent de s'armer de patience dans l'espoir de voir les siens revenir sains et saufs.
Les trois diplomates algériens enlevés le 5 avril 2012 dans la ville de Gao, dans le nord du Mali, et qui restent entre les mains du groupe islamiste armé, le Mouvement pour le Jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), boucleront aujourd'hui leur 10e mois de captivité.
La situation de ces otages est d'autant plus dramatique qu'aucune information ne circule à leur propos.
Même les autorités officielles ne disposent pas de nouvelles concernant ces diplomates, victimes de l'horreur que faisaient subir les groupes armés aux populations du nord du Mali.
Leur dernière apparition remonte au 2 janvier dernier, lorsque dans une vidéo enregistrée, ils ont demandé l'intervention du chef de l'Etat pour les libérer, en acceptant les conditions des ravisseurs, à savoir le versement d'une rançon.
«Nous appelons le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour trouver une solution à notre situation, en acceptant les conditions de la Djama'a pour qu'on puisse revenir à nos familles», lance un otage avant d'ajouter que «nous avions l'occasion de quitter Gao avant notre enlèvement, mais sur ordres du ministère des Affaires étrangères nous sommes restés pour assurer les intérêts de notre communauté. (...). Nous voulons sortir d'ici et revenir sains et saufs chez nous.»
Depuis, aucune nouvelle de ces otages dont le sort est devenu un peu compromis à cause, notamment, de la guerre lancée par la France contre les terroristes dans la région nord du Mali.
Depuis le déclenchement de cette guerre, l'opinion ignore tout à propos des diplomates algériens. Leur sort est incertain étant donné que les autorités algériennes ont toujours défendu le principe de ne pas céder au chantage des groupes terroristes. L'Algérie est aussi contre le paiement des rançons en contrepartie de la libération des otages des groupes terroristes.
Aujourd'hui, 10 mois après cet enlèvement, personne n'est dans le droit d'oublier ces diplomates.
Leurs familles, qui se sont mobilisées, ont été maintes fois reçues au ministère des Affaires étrangères où on leur assure à chaque fois que les efforts pour leur libération se poursuivent.
Pour ces familles, le 5 avril 2012 est une sinistre journée où le groupe armé a enlevé sept diplomates algériens. Trois de ces diplomates ont été libérés le mois de juillet de la même année, alors que le 4e, à savoir le vice-consul Tahar Touati, aurait été exécuté le mois de septembre dernier.
Cette information de son exécution, donnée par les terroristes n'a pu être confirmée, mais ce dernier n'apparaissait pas dans la vidéo où trois otages demandaient l'intervention du Président Bouteflika.
En attendant le dénouement de cette affaire, les familles des otages continuent de s'armer de patience dans l'espoir de voir les victimes de cet acte terroriste revenir sains et saufs.
Elles font aussi, face comme le reste des Algériens, au manque d'information les concernant. Le ministre des Affaires étrangères, interrogé avant-hier à l'occasion de la clôture de la session d'automne du Parlement, a avoué qu'il ne dispose d'aucune nouvelle sur les otages
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