
"Mon voyage à Tébessa a été excellent et nos rapports avec l'Algérie n'ont jamais été aussi bons", a dit le chef du gouvernement tunisien Mehdi Jomaâ. Dans une interview publiée par le mensuel tunisien Leaders dans sa dernière livraison (août), il a narré en détail sa visite à Tébessa dont il a dit : "ça s'est décidé et organisé en une demi-heure. Il a fallu que je passe un coup de fil à mon homologue Abdelmalek Sellal pour qu'on se mette d'accord sur la date, le lieu et tout." Sur la qualité des entretiens, il a dit qu'ils se sont "très bien" passés et qu'ils pouvaient se résumer en une seule phrase réitérée par M. Sellal à savoir : "Nous sommes à votre disposition. Dites-nous ce que nous pouvons faire pour vous."M. Jomaâ a ajouté que "les rapports sont bons avec une réelle volonté de coopération et un grand esprit de solidarité". Selon le chef du gouvernement tunisien, Abdelmalek Sellal, a été loin devant les membres de deux délégations : "Vous n'avez pas besoin de nous consulter. Arrangez-vous directement." C'est dire le haut niveau de confiance établie entre les deux pays. Ce à quoi a répondu M. Jomaâ : "Nous le constatons au concret." À propos des conditions du voyage, il a précisé que pour éviter tout risque d'attentat, l'équipage de l'avion a dû changer de plan de vol, au moins une fois, allant presque jusqu'à Alger avant de rebrousser chemin vers Tébessa. Amené à évoquer les relations avec la Libye, le chef du gouvernement tunisien a dit que cela se passe "difficilement".En outre, "la Libye représente pour nous une source d'inquiétude énorme. C'est un risque sécuritaire majeur. Ce qui complique plus la situation, c'est qu'on ne sait pas au juste avec qui discuter". En ce qui concerne la situation intérieure, un soldat a été blessé, lundi dans la matinée à Jebel Sammama (Chaâmbi) par un tir venant de terroristes alors qu'une unité de l'armée menait une opération de ratissage.Quant à la cellule de crise qui se réunit au Premier ministère, elle est revenue sur sa décision de fermer certaines mosquées. En effet, selon le ministère des Affaires religieuses, cinq mosquées ont été ouvertes de nouveau puisqu'elles répondent, désormais, aux conditions requises. Une autre le sera, prochainement, dès la désignation d'un nouvel imam.Aux frontières avec la Libye, la situation semble s'apaiser avec la réouverture du poste de Ras Jédir où quelques milliers d'Egyptiens sont encore suspendus, attendant leur entrée en Tunisie pour regagner leur pays depuis les aéroports de Djerba et de Gabès. Dans ce contexte, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Samah Chokri, a effectué, lundi, une visite en Tunisie et s'est rendu à Djerba et à la frontière après avoir eu un entretien avec le chef du gouvernement sur les modalités de transit de ses concitoyens en Tunisie.À ce sujet, le ministre égyptien a déclaré que son pays était "conscient du fardeau supporté par la Tunisie en raison de la situation grave et tendue en Libye".Par ailleurs, le président Mohamed Moncef Marzouki s'est rendu, dans un anonymat total, à Washington, "sur invitation" du président Obama pour assister au sommet américano-africain. Au même moment, deux candidatures à l'élection présidentielle ont été, officiellement, annoncées. Il s'agit de celles de Ahmed Néjib Chebbi pour le parti Al Joumhouri et du nonagénaire Ahmed Mestiri pour le MDS qui connaît une traversée du désert depuis belle lurette.NomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kattou
Source : www.liberte-algerie.com