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REVALORISATION DES PENSIONS DE RETRAITE La FNTR maintient la pression



«L'argent est disponible, que faut-il donc attendre pour procéder à la revalorisation des pensions de retraite '» Ahmed Gadiri, membre du bureau fédéral de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) a, de nouveau, plaidé pour une revalorisation «rapide» et «conséquente» des pensions de retraite.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Les retraités doivent encore attendre au moins une semaine avant de pouvoir bénéficier de la mesure portant revalorisation de leurs pensions de retraite. Pour cause, le Conseil des ministres devant trancher la question prévu pour hier a été reporté d'une semaine. Entretemps, les syndicalistes animateurs de la Fédération nationale des travailleurs retraités maintiennent la pression pour pouvoir faire bénéficier les millions de retraités de cette augmentation. Hier, sur les ondes de la Radio nationale (Chaîne III), M. Ahmed Gadiri a plaidé la cause du troisième âge en lançant un énième appel à l'adresse des pouvoirs publics pour «venir à l'aide de cette catégorie sociale». «Nous avons demandé une augmentation de 40%, approuvée par le SG de l'UGTA à compter du 1er janvier 2010. Une augmentation dégressive. C'est-à-dire 40% jusqu'à 20 000 DA, ensuite ce sera 35%, etc. de manière à ce qu'en définitive, tous les retraités aient entre 5 500 et 6 500 DA par mois. Malheureusement, nous attendons », a souligné l'invité de la rédaction de la Chaîne III. Il fera savoir à ce propos que des milliers de retraités «diminués» attendent avec impatience cette revalorisation. «Pourtant, précise-t-il, lors de la réunion du ministre du Travail, Tayeb Louh, avec les membres de la tripartite, le Premier ministre Ouyahia et le ministre du Travail, Tayeb Louh, dans deux déclarations, ont reconnu la situation déplorable des retraités, et qu'il fallait examiner la situation, donc il y a eu un espoir. Nous (FNTR), nous sommes assaillis ici et dans tous nos bureaux de wilaya tous les jours par des retraités qui demandent où nous en sommes. On essaye de les calmer en leur disant que le gouvernement a promis une augmentation en novembre. Mais à ce jour, il y a rien de concret.»
L'argent est disponible
M. Gadiri explique : «Quand ils ont payé trois années de rappel aux fonctionnaires et aux médecins, ce n'était pas prévu dans le budget de l'Etat. D'où ont-ils eu l'argent ' C'est les réserves du Trésor public. Nous, les retraités on a aussi droit à ces réserves.» Selon lui, «la Caisse nationale des retraites (CNR) n'a jamais été menacée de déficit et elle ne l'est pas. Les augmentations salariales attribuées avec un effet rétroactif depuis 2008 sont venues la renflouer grâce au surplus de cotisations salariales ». Implicitement, il fera savoir que la CNR peut supporter ces augmentations, compte tenu des rappels sur trois années qui ont produit des cotisations conséquentes ». Par ailleurs, selon M. Gadiri, «il y a eu en 1997 une ordonnance qui prévoyait le départ à la retraite non pas à 60 ans mais en fonction de l'âge, selon que le salarié ait cotisé pendant 32 ans. Mais on n'a pas prévu les ressources mettant ainsi la Caisse de retraite en difficulté. C'est pour cela que parmi nos revendications, figure le remboursement de toutes les retraites qui ont été versées, cela tourne autour de 500 milliards. Si la caisse n'avait pas payé ces gens-là, elle aurait pris en charge convenablement les retraités». Côté revendications, il n'y a pas que les 40% d'augmentation. Selon ce même responsable, beaucoup de choses ont été faites sur les lois régissant la retraite. La FNTR a ajouté plusieurs points dans le dossier remis à la tripartite, à savoir «l'abrogation de l'article 4 de la loi 93-03 qui modifie l'article 16 de la loi 83-12 et le retour au droit acquis figurant dans l'authentique article 16 qui fixe la pension minimum à 100% du SNMG au lieu de 75%, l'abrogation pure et simple de l'article 3 de la loi 99-03 qui modifie l'article 15 de la loi 83-12 et retour au droit acquis figurant dans l'authentique article 15 fixant la majoration pour conjoint à charge à 600 fois le montant horaire du SNMG, l'abrogation, lit-on, de l'article 09 de la loi 99- 03 qui modifie l'article 43 de la loi 83-12 et le retour au droit acquis figurant dans l'article 19 de l'ordonnance 96-18, elle-même venue modifier la loi citée plus haut, le relèvement du minimum des petites allocations à 5 000 DA…»
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