La décision finale portant revalorisation annuelle des pensions de retraite sera prise au niveau du département du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale. Ça sera à l'occasion d'une rencontre restreinte entre les responsables du ministère de tutelle et ceux de la Caisse nationale de retraite (CNR). La décision revient à Djamel Ould Abbès, le ministre du Travail par intérim.
Abder Bettache — Alger (Le Soir) - Selon des indiscrétions, la réunion du conseil d'administration de la Caisse nationale de retraite (CNR) a été houleuse, et les différentes parties ont passé en revue les différentes simulations portant revalorisation des pensions de retraite pour l'année 2012. Ainsi, même si les responsables de la Caisse nationale de retraite ont implicitement admis que la revalorisation serait de 10%, alors que ceux de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) revendiquent 15%, la décision finale sera tranchée au niveau du département du Travail. Lors de la réunion de lundi dernier, les membres du conseil d'administration de la CNR ont débattu de six proposions portant revalorisation des pensions de retraite. Les propositions varient entre 5% et 10% concernant 2 077 326 pensions de retraite. Une revalorisation des pensions variant entre 5%, 6% et 7% aura un impact financier annuel respectivement de 13,5 MDA, 16,3 MDA et 19,1 MDA, alors que le gain mensuel variera pour les trois taux respectivement entre 541 DA, 653 DA et 765 DA. Or, les taux appliqués de 8%, 9% et 10% auront pour conséquence directe un gain mensuel moyen pour les retraités respectivement de 874 DA, 982 DA et 1 090 DA. L'impact annuel de ces trois taux sera, quant à lui, respectivement de 1,816 MDA, 2,041 MDA et 2,266 MDA. Du côté de la FNTR, on reste convaincu qu'«une revalorisation conséquente des pensions de retraite est une réponse légitime aux revendications des retraités». A ce propos, les syndicalistes de la FNTR ont mis sur la table de la réunion du conseil d'administration de la CNR leur plate-forme de revendications qui portent sur une revalorisation de 15% de la pension et une révision à la hausse de la prime de la femme au foyer. Les représentants de la FNTR au sein de la CNR ont pour appuyer leurs revendications, argué que «toutes les augmentations des fonctionnaires salariés, depuis 2008, ont, engendré un apport considérable pour les cotisations sociales dont la CNR, soit 150 à 200 MDA». Il est à noter qu'en avril dernier, la FNTR a réuni sa commission exécutive fédérale (CEF), une réunion lors de laquelle elle avait relancé la question de la revalorisation annuelle des pensions de retraite. D'ailleurs, dans son rapport moral lu à l'assistance, le secrétaire général de la FNTR a indiqué que «depuis le mois de janvier de l'année en cours, et bien avant de percevoir les nouvelles pensions, les prix des produits alimentaires, des produits maraîchers et des viandes ont subi une flambée sans précédent, dépassant l'entendement, réduisant ainsi à néant les revalorisations exceptionnelles accordées par le président de la République». Pour rappel, la dernière augmentation des pensions de retraite a eu lieu le 1er janvier dernier, au lendemain de la décision prise en Conseil des ministres, de relever à 15 000 DA toutes les pensions et allocations de retraite inférieures à ce montant à partir du 1er janvier 2012, au bénéfice des retraités salariés et non-salariés. En 2011, le taux de valorisation annuel a été fixé à 10%, selon le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale. «Cette revalorisation (2011) a concerné plus de deux millions de bénéficiaires pour un impact financier global de 23 milliards de dinars à la charge de la Caisse nationale de retraite», avait précisé le ministre Tayeb Louh, lors d'un point de presse. Le ministre a aussi rappelé la mise en œuvre en 2009 de la décision du chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika, relative à la revalorisation exceptionnelle de 5% des pensions et allocations de retraite directes et principales de reversion, dont le montant est inférieur à 11 000 DA, à la charge du budget de l'Etat. Il a aussi évoqué l'instauration en 2006 de l'indemnité complémentaire des pensions de retraite et d'invalidité (ICPRI), dont le montant est inférieur à 10 000 DA, et de l'indemnité complémentaire des allocations de retraite (ICAR), dont le montant est inférieur à 7 000 DA, à la charge du budget de l'Etat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com