Alger - A la une

Retournements, traîtrise et avantages !



Personne n'aurait trouvé normal qu'elle n'intervienne pas à un moment ou à un autre ! Il restait juste à deviner par le biais de qui elle serait assénée à cette majorité d'électeurs qui disent «non» au scrutin du 12 décembre prochain. Heureusement, elle est enfin tombée ! Parce que sinon, elle m'aurait bien manquée, l'insulte ultime ! Le flot d'infamies en réserve n'est pas aussi réduit qu'on pourrait le croire. Mais celle-là, chanceux comme ils sont, les marcheurs y ont eu droit. Et même si elle ne m'était pas nommément adressée, je l'ai prise pour qui elle visait. Des millions d'Algériens qui occupent la rue depuis bientôt 10 mois. Quand l'un, occasionnellement de passage à Alger, sinon, confortablement installé à Paris, assimile la situation à une «invasion microbienne» et que l'autre surenchérit en qualifiant de «traîtres, mercenaires et homosexuels» tous ceux qui l'empêchent de conduire son offre de service à bon port, je me dis qu'ils se sont bien trouvés ces deux-là. C'est vrai quoi ! Il faut bien se distinguer et marquer ses distances avec les indignes desperados qui ont l'audace de réclamer une autre indépendance et des institutions suffisamment armées pour décoder le contenu de leurs rêves.En d'autres termes, une indépendance différente de celle que tous ces ingrats ont l'outrecuidance de dénoncer en estimant que la vraie, la légitime, leur est confisquée depuis 57 ans. Et pour ne pas que se perpétue cet état de fait, la rue, dont les occupants ont été réduits à quelques dizaines d'égarés, refuse une élection dont elle dit, arguments à l'appui, qu'elle n'a pas les compétences requises pour résoudre les problèmes qui minent le pays depuis des lustres.
Il aurait voulu exacerber le ressentiment d'une opinion publique déterminée à ?uvrer au changement qu'il n'aurait pas fait autrement ! Qui l'a mandaté pour sortir de telles énormités ' Allez savoir ! On a beau chercher l'école, la mosquée ou la zaouïa qui l'a éduqué, elles restent introuvables. D'ordinaire, quand on se moque de quelqu'un, on dit de l'école en question qu'elle a brûlé, pour signifier que l'on n'en faisait plus d'aussi lamentables.
M. B.
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