
La chaîne satellitaire Al-Jazeera va-t-elle recevoir son accréditation en Algérie ' C'est en tout cas ce que laisse entendre certaines sources, indiquant que les dirigeants qataris auraient réussi à convaincre leurs homologues algériens d'accepter la réouverture des bureaux de cette chaîne satellitaire en Algérie.Si cette information se confirme, il y a de quoi s'inquiéter et il faudrait élever le niveau d'alerte à son plus haut niveau. Ces informations ont été reprises par des confrères qui ont également ajoutés que les «mercenaires» recrutés par le Qatar et qui devait jouer le rôle des journalistes auraient été autorisés à couvrir les élections présidentielle du 17 avril prochain. Les mêmes sources précisent que le retour de la chaîne AlJazeera a été évoqué lors de la visite de l'émir du Qatar Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani en Algérie. Nos confrères ont fait savoir que «l'ami et frère» de l'Algérie, en l'occurrence l'émir du Qatar, qui était venu solliciter la médiation de Bouteflika pour une éventuelle réconciliation avec ses partenaires du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) aurait ainsi glissé la demande d'Al-Jazeera de pouvoir reprendre ses activités dans notre pays. Toujours et selon les mêmes sources, l'émir Tamim se serait engagé à «calmer» la diplomatie guerrière de son émirat et discipliner la haine Al Jazzera. En plus de cela, le cheikh Tamim aurait mis sur la table des investissements évalué à 6,5 milliards de dollars en Algérie en signe de «bonne foi», racontent-ils. L'éventuel retour de cette chaîne dans notre pays intervient au même moment où elle est «chassée» de plusieurs autres pays du monde Arabe. Certains ont même décidé de retirer leurs représentations diplomatiques de Doha, réclamant la fermeture de cette chaîne et dénonçant l'ingérence du Qatar dans leurs affaires intérieures. En Egypte, les 20 «mercenaires» recrutés par le Qatar et qui ont joué le rôle de journalistes se trouvent sous les verrous et accusés de terrorisme. Les vingt dits journalistes sont accusés, selon le communiqué du ministère public, d'appartenir à une «organisation terroriste» et d'avoir «porté atteinte à l'unité nationale et la paix sociale». Parmi les individus arrêtés se trouvent quatre étrangers, deux Britanniques, un Australien et un Néerlandais. Ils sont accusés d'avoir fourni de l'argent, équipements et d'avoir diffusé de fausses nouvelles visant à informer le monde extérieur sur le pays. La chaîne Al-Jazeera elle-même est poursuivie en justice en Egypte et accusée de terrorisme. Nous n'apprenons rien à personne en disant que la chaîne du Qatar est à l'origine des soulèvements populaires en Tunisie, Libye, Egypte, Yémen et en Syrie. Par le biais de cette chaîne, Doha a réussi à inciter les peuples de ces pays à se révolter contre leur pouvoir. Ne s'arrêtant pas là, les dirigeants du Qatar ont réussi également à mettre «main basse» sur la Ligue arabe. Cet état de fait leur a permis d'avoir de l'influence sur l'organisation des Nations unies et du Conseil de sécurité. Les ex-régimes de Tunisie, Libye, Yémen et Egypte furent les victimes de ce dit «Printemps arabe» conçu par Doha. Le paradis promis après ces «révolutions» s'est reconverti en un véritable enfer pour les peuples de ces pays. Trois ans après, ces mêmes pays ne sont pas encore ne parvenus à se ressaisir et foncent vers l'inconnu. Si l'Algérie a fait exception, c'est grâce à son peuple qui a déjà connu les affres du terrorisme dans les années 1990 et n'a pas trouvé autre que de tourner le dos aux ennemis de l'intérieur et de l'extérieur. Nul n'a oublié les appels au meurtre et l'incitation à la violence lancés sur les écrans de la chaîne à l'encontre du peuple algérien. Nous pouvons citer l'émir d'Al-Qaïda en Europe, le sanguinaire Abou Katada, qui a décrété une «fatwa» à travers laquelle il a légitimité l'assassinat des éléments des forces de sécurité, des journalistes et de leurs enfants. En somme, croisons les doigts afin que les responsables algériens n'ouvriront pas les bras à cette chaîne démolisseuse et dont le mal est plus grave que celui du «cancer».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Rédha
Source : www.lnr-dz.com