Alger - A la une

Retour à la case départ



Comme d'habitude, la lettre est passée et les responsables du football ont voté à l'unanimité le retour à une compétition avec 16 clubs, comme ce fut le cas avant 2019 lorsque la FAF présidée alors par Kheireddine Zetchi a voté un Championnat à 20 clubs.Hier, à l'hôtel El-Aurassi, les «congressistes légaux» qui siègent au sein de l'assemblée générale étaient tous là. Ou presque ! Et presque tous (70 sur les 90 présents) ont répondu «oui» à la proposition du président de la FAF de revenir à un Championnat à seize clubs à partir de la saison prochaine. Les habituels absents et ceux qui ont voté «non» (5) ainsi que les membres ayant déposé des «bulletins nuls» n'y auront vu que du feu. Et pour cause, le «volcan» qui semblait s'emparer la veille de certains cercles qui ont montré leur désapprobation concernant le projet de révision du système de compétition, à l'exemple du président du NC Magra, Azzedine Bennacer, qui a même menacé de ne pas se rendre à Alger pour assister au conclave extraordinaire, n'a pas donné lieu à une éruption. Comme il fallait s'y attendre, d'ailleurs. Ainsi, pour la configuration du prochain Championnat de Ligue 1, il faudrait compter sur un groupe de 16 clubs formés des douze équipes qui se maintiendront à l'issue de cet exercice, qui connaîtra donc la rétrogradation de 4 équipes, et la promotion des deux lauréats de la Ligue 2 «amateur» (Centre-Est et Centre-Ouest). Le même profil sera adopté pour les autres Championnats. Durant son point de presse qui a suivi les travaux de l'Agex, le président de la FAF a expliqué que ce changement était devenu une nécessité. «Nous avons convenu que le Championnat à 20 puis à 18 clubs n'a pas été une réussite. Ce n'était pas une priorité mais c'est une nécessité voire une obligation. On va essayer cette formule et si ça ne marche pas, on va changer», a-t-il déclaré d'emblée. Avant d'étayer sa thèse par le fait que de nombreux clubs ayant réalisé l'accession ont aussitôt rétrogradé faute de moyens logistiques. «Le fait que des équipes montent pour ensuite reprendre l'ascenseur, la saison d'après, est un indice qui prouve que le système en question n'était pas solide», a-t-il affirmé assurant que «les licences CAF s'obtiennent sur des critères, un cahier de charges. Des clubs endettés et déstructurés veulent jouer parmi l'élite professionnelle et disputer éventuellement les compétitions internationales. Nous devons nous aligner sinon, on ne sera pas éligibles encore moins performants sur le plan africain», soulignera Charafeddine Amara qui avance que «la CAF peut nous sanctionner si on ne s'aligne pas sur son projet». Et de conclure que son instance ne sera plus indulgente envers les clubs réfractaires, et ce, afin d'éviter les sanctions. «On ne va se montrer généreux envers les demandeurs de licences africaines. Tout se fera suivant des critères que les clubs connaissent désormais», a-t-il fait savoir.
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