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Retard dans la numérisation des services bibliothécaires



Retard dans la numérisation des services bibliothécaires
«Nos universités enregistrent un grand retard en matière de gestion de l'information», a déclaré Kamel Betouche, président du laboratoire de recherche «Vers une société de l'information».Intervenant en marge du 1er colloque national sur les services d'information dans les bibliothèques universitaires (BU) algériennes organisé jeudi dernier à l'université de Boumerdès, le conférencier a mis en exergue les expériences individuelles entreprises dans le domaine, en soulignant qu'elles ne sont toujours pas accessibles aux étudiants. Avant l'entame des conférences-débats, les participants à ce colloque ont assisté à une présentation détaillée d'une plateforme de gestion d'une bibliothèque numérique de l'université de Toulouse (France). Selon M. Betouche, l'arrivée du système national de documentation en ligne (SDNL), géré par le centre de recherche scientifique et technique (Cerist), n'a pas apporté grand-chose puisque qu'il n'est accessible que pour les chercheurs et aux étudiants en post-graduation.Face à cette situation, certaines universités, ont recouru systématiquement à l'usage du Net et des réseaux sociaux. C'est la solution appliquée à titre d'exemple au niveau de la bibliothèque centrale de Boumerdès où les étudiants s'informent des titres de livres et autres nouveautés sur la page facebook créée à cet effet. Un autre intervenant, en l'occurrence Arkoub Ouali, de l'université de Tizi Ouzou, est revenu sur l'importance du capital humain qui doit, selon lui, être formé afin qu'il soit en mesure de répondre aux mutations profondes générées par la révolution digitale. «La bibliothèque universitaire doit améliorer la performance de ses ressources humaines à travers l'adoption de nouvelles approches managériales et des meilleures pratiques de gestion lui permettant de réaliser l'investissement efficace et l'amélioration de la qualité de ses services d'information dans le but de promouvoir la recherche scientifique», a-t-il insisté.Hakim Benoumghar, de l'université de Khemis Miliana, lui, s'est penché sur l'opération d'automatisation des bibliothèques universitaires algériennes entamée depuis plus de vingt. Pour lui, cette opération gagne de plus en plus de terrain malgré les réticences enregistrées çà et là. «Ce sont les efforts consentis dans le domaine qui ont abouti à la mise en ?uvre de la plateforme de ressources électroniques nationales, la SDNL», a-t-il indiqué.Pour sa part, Rabah Allahoum, enseignant à l'université d'Alger II, a expliqué la notion de collection numérique qui s'est substituée au papier en raison des bouleversements engendrés par la multiplication des supports numériques et électroniques. Khanfar Riad, de l'université de Sétif, a, quant à lui, axé sa communication sur l'importance de la formation continue des bibliothécaires pour mener à bien leur mission et repenser leur offre documentaire après l'émergence des nouvelles technologies. «Nous devons penser à l'automatisation des services au sein de la bibliothèque universitaire, car celle-ci est le c?ur palpitant de la recherche scientifique», conclutAbdelhamid Arab, de l'université d'Alger.


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