
Le dossier du FIS dissous serait finalement et définitivement clos. Mais Ali Benhadjar, ancien numéro un de la Ligue islamique pour la daâwa et le djihad, est autrement convaincu que le retour du FIS dissous n'est qu'une question de temps. Dans un entretien qu'il accordait à la mi-août à un site d'information, il estimait que les grands partis politiques ne disparaissent pas sous l'effet d'une décision arbitraire et d'un coup de crayon. Le parti reste souverain et ne peut être dissous. Son renouveau dépend de sa direction, de ses cadres. Seul un congrès général peut décider de son avenir et c'est ce que nous souhaitons. Il annonçait que des préparatifs sont en cours avec d'anciens responsables de l'ex-FIS pour la tenue d'un congrès constitutif pour le retour du parti dissous confiant que lors de cette rencontre, les anciens responsables du FIS dissous décideront de la voie à suivre pour le retour du Front sur la scène politique, et confirmant l'existence de contacts avec les ex-numéros 1 et 2 du FIS. Avec lesquels il entretient de bonnes relations. N'affichant ni regret, ni compassion, Ali Benhadjar affirme même que ceux qui ont déposé les armes l'ont fait suite à l'appel lancé par les chouyoukh wahhabites et non par repentance. Ceux qu'on nomme aujourd'hui repentis ont pris les armes par conviction. Le ton est donné. Les années de terrorisme, les milliers de morts n'ont pas ébranlé les convictions de l'homme qui espère reprendre du service sur la scène politique, pensant pouvoir profiter d'une conjoncture que les islamistes doivent certainement juger plus que favorable. Le chef du parti Tunisien Ennahda, lors de sa visite à Alger, a évoqué ses accointances avec le FIS dissous. Il estime même que les positions de ce dernier étaient modérées. Ghenouchi affirme même que les membres fondateurs n'avaient jamais soutenu la violence. Il commente la loi sur la réconciliation, se permettant de la trouver insuffisante car selon lui elle ne réglait les problèmes qu'à moitié. Ghenouchi, qui ne s'est jamais illustré en condamnant le terrorisme, s'apitoie sur le sort des repentis qui pour lui n'arrivent toujours pas à jouir de tous leurs droits.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Réflexion
Source : www.reflexiondz.net