A la veille de la célébration du 64e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, le ministre des moudjahidine révèle que quatre principaux dossiers demeurent le point noir dans les relations algéro-françaises.«Il s'agit, entre autres, du dossier des archives nationales, le rapatriement des cranes des Chouhada, le dédommagement des victimes des essais nucléaires dans les régions du Sud, ainsi que le dossier des disparus», a précisé, hier, Tayeb Zitouni, qui était l'invité du Forum de la radio nationale.
Interrogé sur l'état d'avancement du traitement de ces quatre dossiers relatifs à la lutte algérienne, Zitouni a rappelé qu'une commission commune, composée des deux directions des archives française et algérienne a été installée, afin que l'Algérie puisse récupérer les archives de la guerre de libéraion nationale, détenues par la France. «Les dernières déclarations du président Français, Emanuel Macron, soulignent la volonté de l'Etat français de donner une réponse favorable à la demande de l'Algérie à ce propos», a-t-il estimé. Pour le rapatriement des cranes des martyrs algériens préservés dans les musés français, l'intervenant a reconnu que ce dossier connaît une avancée lente ; cependant, Zitouni a souligné la volonté de l'Etat français pour régler cette situation. A propos des dédommagements des victimes des essais nucléaires à Reggane, dans le sud du pays, l'intervenant a fait savoir qu'aucun progrès n'a été constaté, soulignant qu'«après le refus de ?la loi morale', la commission commune a soumis de nouvelles propositions en faveur de ces victimes». Lors de la période coloniale, les français ont entrepris des essais nucléaires dans certaines régions du Sud du pays, causant des pertes matérielles et humaines. L'impact catastrophique de ces essais se fait ressentir à ce jour dans ces zones. En ce qui concerne le dossier des disparus, le ministre des moudjahidine a révélé que le nombre des disparus s'élève à 2.200 personnes. Selon lui, ce chiffre a été recensé grâce à des documents officiels appartenant aux archives de la justice, contrairement au chiffre donné par l'Etat français. S'agissant de l'enseignement de l'histoire aux élèves, l'invité de la Chaine I a indiqué, qu'en collaboration avec le ministère de l'éducation nationale, plusieurs sorties éducatives et rencontres historiques sont programmées tout au long de l'année scolaire, pour les élèves des trois cycles. Dans ce sens, il a précisé qu'un groupe nommé «amis des musés» est créé à travers les musés du pays. Composé essentiellement des élèves des deux cycles primaire et moyen, chaque groupe a atteint le nombre de 100 enfants. «En 2017, le nombre de visiteurs au musée du Moudjahid à Alger a dépassé les 500.000 visiteurs», a-t-il précisé, appelant les dirigeants des musées d'essayer de maintenir ce chiffre pendant l'année 2018. A cet effet, il a préconisé de prolonger l'heure de l'ouverture des musées jusqu'à une heure tardive, ainsi que la diffusion de documentaires historiques, l'exposition des photos de guerre et la mise en place de classes historiques. «Il faut utiliser tous les moyens pour faire connaître l'histoire de notre pays, à nos enfants», a-t-il soutenu. En outre, Zitouni a appelé les citoyens, qui détiennent des documents relatifs à l'histoire d'Algérie, de les présenter au ministère, pour faire connaître l'histoire de notre pays. «L'Algérie est connue par son histoire à travers le monde, c'est pour cela que le ministère des moudjahidine ?uvre pour faire connaître cette histoire», a-t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Radia Choubane
Source : www.letempsdz.com