Zabana retrouve son derby
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Cet après-midi, le stade Ahmed Zabana vibrera au rythme du derby oranais, derby qu’Oran a perdu durant trois longues saisons, laissant la place à ceux, nombreux, d’Alger, que les Oranais suivaient, presque, avec envie...
L’ASMO ayant, enfin, retrouvé une place parmi l’élite -une position qu’elle n’aurait jamais dû quitter, soit dit en passant-, voilà donc revenu le temps du derby d’Oran que tout l’Ouest attendait avec impatience. Des retrouvailles que l’on voudrait voir placées sous le signe de la toute simple rivalité sportive d’antan. Du temps où, longtemps avant la tenue du derby où le spectacle était assuré contrairement aux «niaiseries» d’aujourd’hui, les supporteurs des deux camps se «chambraient» mutuellement, certes, mais sans jamais s’entredéchirer à coup de couteaux ou de bâtons comme cela se passe, hélas, de nos jours! Alors que la fête soit footbalistique et que le meilleur gagne !
C’est aujourd’hui que débute, officiellement, la saison footbalistique 2006/2007. Cette première journée qui est, généralement, un test pour les seize pensionnaires, et plus particulièrement les promus, s’illustrera surtout par son derby de l’Ouest entre le MCO et l’ASMO. Ce face-à-face entre les deux clubs, phare, d’El-Bahia monopolisera, incontestablement, l’opinion sportive même si les autres rencontres ne manqueront pas, elles aussi, d’intérêt. Vu la vieille et tenace rivalité, toute sportive s’entend, qui oppose les deux camps, il y a fort à parier que la nombreuse affluence attendue à «Zabana», vivra des moments très intenses. Comme d’habitude, d’ailleurs. Au Centre, les amateurs de sensations fortes assisteront, eux aussi, à des confrontations fort relevées entre, respectivement l’USMB et le MCA à Blida, et à Béjaïa, entre les deux promus que sont la JSMB et l’OMR. Chez sa voisine blidéenne, le «Doyen» voudra afficher dès le début, ses ambitions qui ne cessent de grandir depuis son succès en finale de la coupe d’Algérie, l’année passée. Mais, il devra, tout de même, se méfier des coéquipiers de Samadi qui, de leur côté, ne veulent plus jouer le rôle de faire-valoir. Dans la capitale des «Hammadites», les sportifs suivront, avec une grande curiosité, les retrouvailles entre deux pensionnaires qui se donnent très bien pour s’être déjà opposés l’année passée au second palier. L’avantage du terrain jouera, sûrement, en faveur des Béjaouis mais sans plus car les «Anassériens» ne s’y rendront pas pour limiter les dégâts. A Chlef, la troupe à Amrani qui s’impose, d’année en année, comme une des valeurs sûres de notre championnat, accueillera un NAHD, comme on le sait, décimé par le départ de, presque, toute son ossature. Logiquement, les trois points de la victoire ne sauraient échapper aux «Lions chélifiens» même si les «Nahdistes» ou plutôt ceux qui sont restés, voudront démontrer qu’ils ne sont pas à négliger. A Rouiba, le dauphin, qui a tout perdu la saison passée, démarrera la compétition avec le ferme désir de se refaire de ses échecs. Son adversaire, qui n’est autre que le CAB, ne semble pas en mesure de contrecarrer ses desseins quoique l’équipe aurésienne n’a pas pour habitude de se laisser impressionner. Pour les Tlemcéniens, leur déplacement à Chéraga, pour y affronter le PAC, s’annonce, quelque peu, difficile car leurs adversaires voudront confirmer leur très bon comportement de la saison écoulée et prouver qu’il n’était point le fruit du hasard. Mais les «Widadis» auront, eux aussi, envie d’effacer leur ratage de l’exercice précédent et éviter à leurs inconditionnels, les poussées d’adrénaline de 2005/2006. Le CRB, qui court toujours après son lustre d’antan, recevra à Reghaïa, le CABBA, et voudra en cette occasion prendre un meilleur départ possible. Or, ça ne sera pas chose aisée devant une formation connue pour être très coriace et tenace. Enfin, il y a lieu de noter que le beau classique entre la JSK et l’ESS, a été reporté pour cause de participation des Kabyles à la Champion’s League africaine. Il reste à espérer que toutes les empoignades de ce jour se dérouleront dans un bon esprit sportif et le calme. Ca compensera au moins la faiblesse du niveau que ne manqueront pas d’étaler nos footballeurs.
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Rendez-nous nos derbies d’antan, s’il vous plaît !
Cet après-midi, le stade «Ahmed Zabana» vibrera au rythme du derby oranais.
Un derby qu’Oran avait perdu depuis trois saisons, laissant la place à ceux, nombreux, d’Alger que les Oranais regardaient, presque, avec envie.
L’ASMO ayant, enfin, retrouvé une place en élite -une position qu’elle n’aurait jamais dû quitter- soit dit en passant, voilà donc revenu le temps du derby d’Oran.
Des retrouvailles que l’on voudrait voir placées sous le signe de la toute simple rivalité sportive d’antan. Du temps où, longtemps avant la tenue du derby où le spectacle était assuré contrairement aux «niaiseries» d’aujourd’hui, les supporteurs des deux camps se «chambraient» mutuellement, certes, mais sans jamais s’entre-déchirer à coup de couteaux ou de bâtons comme cela se passe, hélas, de nos jours !
C’était à peine si les rares plus excités d’entre eux s’échangeaient quelques coups de poings ou de boules... pour se réconcilier une fois leur «fureur» passée, c’est à dire le soir même !
C’était du temps où Asémistes et Mouloudéens d’un même quartier se rendaient la main dans la main soit au stade «Zabana», soit au stade «Bouakeul», deux arènes d’où fusaient des chants, rythmés par les derboukas et les trompettes, qui glorifiaient les deux équipes sans que jamais des insultes ou des grossièretés ne soient proférées. Ne parlons pas de la casse qui n’existait pas !
C’est à peine si les supporteurs des perdants balançaient sur le terrain les coussins qu’ils avaient loués avant le match !
C’était du temps où les «Pons», Freha, Beddiar, Bendida, Hadefi, Belkedrouci, Hasni, Noureddine, Benmokhtar, etc. -puis la génération de joueurs suivante- prenaient ensemble un déjeuner le matin même du match avant de s’»écorcher» sur le terrain... pour se retrouver après la rencontre autour d’un dîner, et ce, en véritables frères oranais !
Mais il est vrai qu’à cette époque les intérêts personnels, la «gloriole» et... la rapine n’étaient pas de mise. Ceux-ci s’effaçaient devant l’amour du sport, du club et, surtout, de la ville d’Oran ! Mais ne nous berçons pas trop d’illusions car les temps et les mœurs ont changé et il est fort à craindre qu’Ahmed Wahby ait eu raison quand il disait dans l’une de ses chansons : «Li fet met» !
N. Benfreha
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com