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Report du réexamen de l'affaire de l'ex-wali d'Alger Zoukh



La cour de Tipasa a décidé, hier, de reporter, pour la deuxième fois consécutive, au 25 décembre le réexamen de l'affaire de l'ex-wali d'Alger Abdelkader Zoukh, condamné dans trois affaires de corruption à des peines de 4 à 5 ans de prison ferme. La chambre correctionnelle de la cour de Tipasa a décidé de réexaminer l'affaire Zoukh, après exécution de l'arrêt de la Cour suprême qui a accepté un pourvoi en cassation contre les jugements prononcés précédemment. Ce deuxième report du procès intervient à la demande de la défense, alors que le premier, programmé pour le 4 décembre passé, avait également fait l'objet d'un report toujours à la demande de la défense.La Cour de Tipasa a confirmé le 15 février 2021, en appel, les jugements rendus en première instance condamnant à des peines de deux fois 4 ans et 5 ans de prison ferme l'ancien wali d'Alger Abdelkader Zoukh, poursuivi dans des affaires de corruption. Le verdict a été rendu à la suite de l'audience tenue le 6 février dernier, lors de laquelle le parquet avait requis des peines de 10 à 15 ans de prison ferme contre l'ancien wali d'Alger pour des affaires impliquant des membres de la famille de l'ancien directeur général de la Sûreté nationale Abdelghani Hamel, le président de l'ex-FCE Ali Haddad, l'homme d'affaires Mahieddine Tahkout et des membres de sa famille.
Abdelkader Zoukh purge actuellement une peine de prison prononcée à son encontre en décembre dernier par le tribunal de Tipasa qui l'a condamné à des peines de 4, 4 et 5 ans de prison ferme, assorties d'une amende d'un million de dinars dans chacune des affaires pour lesquelles il est poursuivi, en plus de 10 millions de dinars de compensation pour les pertes subies par le Trésor public. Il a été également interdit d'occuper des postes de responsabilité au sein de l'Etat et de se porter candidat pour des postes politiques pendant 5 ans après l'expiration de sa peine. Zoukh a été poursuivi en tant que principal accusé dans l'affaire de la famille Hamel (son épouse, son fils Chafik et sa fille Chahinez), pour "dilapidation délibérée de deniers publics par un fonctionnaire", "utilisation illégale de biens et de deniers publics qui lui ont été confiés en vertu de sa fonction", "abus de fonction" et "violation des lois et règlements dans le but d'obtention d'avantages pour un tiers".
Pour ce qui est des charges retenues contre Zoukh dans l'affaire Haddad, l'ancien président du FCE (témoin dans l'affaire), elles portent sur l'"abus de fonction" et l'"octroi d'indus privilèges". Dans l'affaire relative à l'octroi de privilèges à la famille Tahkout, Zoukh a été poursuivi pour "octroi délibéré de privilèges non justifiés à un tiers lors de la conclusion d'un marché" et "accords illégaux", "corruption dans l'attribution de marchés publics et de contrats", "dilapidation de deniers publics", "abus de fonction", "conflit d'intérêts", "agrément d'exonérations fiscales et de réductions sans justificatif légal".

APS
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