La célébration de la Journée internationale du jazz a été l'occasion de la réouverture de deux salles de spectacle à Alger : Le Sierra Maestra et L'Afrique, toutes les deux situées dans la commune de Sidi-M'hamed,à quelques centaines de mètres l'une de l'autre.
Organisé par l'Office national de la culture et de l'information (Onci) en partenariat avec la commune de Sidi M'hamed, un concert a réuni le quartet du pianiste Réda Mourah, celui du guitariste et compositeur Aminoss ainsi que les chanteuses Hind Boukella et Linda Blues à la salle Sierra Maestra rouverte pour après près de cinq ans de fermeture.
Dans le registre de jazz de composition, le Reda Mourah Quartet (avec Hassen Khoualef, Youva Bessa et Nazim kri) et le Aminoss Quartet (Hafidh Abdelaziz à la batterie, Hassen Zermani au saxophone, et Nadji Gaamoura à la basse) ont présenté au public, en plus des classiques de jazz, des compositions comme Cirta, Sign of Life, Rencontre.
De son côté, la chanteuse Hind Boukella, accompagnée de Mehdi Djama à la guitare et Rafik Kitani aux percussions, a proposé au public un programme de Bossa Nova et de Samba, avant que la chanteuse Linda Blues ne monte sur scène avec sa voix très proche de la Soul Music.
Lors de cette même soirée de mardi, les organisateurs ont également ouvert la salle de cinéma L'Afrique, d'une capacité de 1400 places, par un concert animé par Abdou Gnawi, Phobia Rap et le groupe Hors Ligne. Inaugurée en 2012 après une opération de restauration qui aura coûté la somme de 170 millions de dinars, la salle de cinéma L'Afrique est restée fermée jusqu'en 2018, date à laquelle elle avait abrité une série d'hommages à de grands noms du cinéma. Elle a été ensuite de nouveau fermée jusqu'au concert de mardi soir, organisé également par l'Onci.
Par ailleurs, en partenariat avec la commune de Sidi M'hamed, l'Onci prévoit un programme d'animation varié dans ces deux salles de la capitale pendant le mois de Ramadhan, ont annoncé des responsables de l'office.
Coïncidant avec le 30 avril de chaque année, la Journée internationale du jazz a été proclamée par l'Unesco en 2011, pour célébrer cette musique qui «brise les barrières et favorise la tolérance et la compréhension mutuelle». L'événement a été célébré dans plus de 190 pays avec un programme particulier dans la ville de Melbourne en Australie. «Le jazz est une floraison de beauté née de l'oppression. C'est la musique de l'improvisation et de la création collective. La liberté et l'ouverture qui sont au c?ur même du jazz lui permettent d'être adopté par de nombreuses cultures partout dans le monde et de s'enrichir de celles-ci, se nourrissant de l'histoire musicale et des notes particulières propres à chacune d'entre elles. Le jazz prête sa voix aux luttes et aux aspirations de millions de personnes et est un symbole unique de liberté d'expression et de dignité humaine. Il est un langage universel, à une époque où la discorde et la division ne cessent de croître», a déclaré Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, à l'occasion de la Journée internationale du jazz.
Le Cap en Afrique du Sud accueillera la Journée internationale du Jazz 2020.
Kader B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kader Bakou
Source : www.lesoirdalgerie.com