
La criminalisation de l'adhésion aux organisations terroristes et l'apologie de l'extrémisme doivent faire l'objet de lois et de mesures plus rigoureuses. C'est ce qui a, entre autres, figuré parmi les recommandations de la 32e session du Conseil des ministres arabes de l'Intérieur tenue mercredi à Alger.Les participants à la rencontre de haut niveau sur la sécurité ont plaidé pour la nécessité de promulguer des lois criminalisant davantage tout comportement en lien avec le terrorisme dont l'adhésion aux organisations terroristes et l'apologie de l'extrémisme dans le monde arabe. Pour ce faire, la coordination et la coopération bilatérales et notamment internationale ont été au centre des débats afin de renforcer les échanges de renseignements, d'expériences et d'informations en matière de crime organisé transfrontalier en général et le terrorisme en particulier. L'établissement d'un partenariat efficient entre les services de sécurité et tous les acteurs de la société civile dans cette lutte a été, également, ressorti. Les différents intervenants se sont, dans ce sillage, mis d'accord sur la primordialité de tarir les sources de financement des groupes terroristes dont le paiement des rançons pour la libération des otages, le narcotrafic, le blanchiment d'argent et autres. La vision et les propositions de l'Algérie ont été mis en avant de par sa plaidoirie continue contre le paiement des rançons et son expérience de plusieurs années dans la lutte anti-terroriste. Parmi les propositions retenues à l'unanimité par les ministres arabes, celles relatives à «l'organisation de colloques au profit des responsables de sécurité des pays arabes, consacrés à l'examen des mesures préventives et à la mise en place de mécanismes permettant l'échange d'informations sur les groupes terroristes», ainsi que la création d'un comité arabe commun composé de cadres ayant pour mission le suivi des recommandations en vue de dégager une stratégie de lutte antiterroriste. Selon la partie algérienne, ledit comité sera composé de cadres compétents qui «auront à suivre les recommandations et saisir les ministères concernés pour moderniser les stratégies élaborées en matière de lutte antiterroriste». Dans un sens plus large, l'Algérie a réitéré son appel à la tenue d'une conférence internationale sous l'égide de l'ONU pour définir le terrorisme et ses sources de financement, soulignant que «plusieurs pays versent secrètement les rançons aux groupes terroristes pour libérer leurs otages». La définition du terrorisme et de ses sources de financement devra, également, faire l'objet de conventions internationales pour une meilleure définition du fléau, ce qui permettra, insiste-t-on, à la communauté internationale d'assumer ses responsabilité en matière de lutte. Par ailleurs, le secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l'intérieur (CMAI), Mohamed Ben Ali Komane, a appeler les pays arabes à «s'inspirer des approches de lutte antiterroriste qui ont abouti, dont celle de l'Algérie qui reste unique en son genre après avoir permis à ce pays de sortir de la décennie noire et d'aller vers la réconciliation nationale», a-t-il affirmé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Radia Zerrouki
Source : www.lnr-dz.com