Alger - Revue de Presse

Rencontre historique sur la grève des étudiants algériens du 19 mai 1956



«Pour que nul n’oublie» L’association nationale des moudjahidine de l’armement et de la liaison générale de la région ouest et sous la présidence de M.Dahou Ould Kablia, ministre délégué des collectivités locales a organisé ce jeudi 15 mai 08 au niveau du musée du Moujahid, une rencontre sur la grève des étudiants algériens du 19 Mai 1956, pour que nul n’oublie l’élan de solidarité de la jeunesse estudiantine de l’époque. Des jeunes étudiants qui n’ont pas hésité à répondre à l’appel lancé par l’Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens (UGEMA) pour une grève illimitée.Organisée pour commémorer le cinquante deuxième anniversaire de cet événement, cette rencontre a été inaugurée par le président ouest de cette association, en l’occurrence M.Mahi Bahi, ancien ministre de la justice. Par ailleurs, des témoignages ont été révélés par des personnalités qui ont vécu ces événements. Dans son discours d’ouverture, M.Mahi Bahi a rendu hommage aux étudiants algériens qui ont prouvé, par leur élan de solidarité, que la cause algérienne n’est pas l’affaire de quelques fauteurs de troubles, comme le disait le colonisateur. Le conférencier précisera que «Même si cette grève ne visait pas les lycéens, ces derniers ont répondu avec force et ont payé un très lourd tribut, donnant ainsi la vraie connotation au mouvement patriotique». Par ailleurs et lors de son intervention, M.Salih Ibn Kabi relèvera un point qui, dira-t-il, l’a consterné en parcourant le livre d’histoire de la septième année fondamentale. Il a découvert un témoignage étrange «L’émir Abdelkader aurait été aidé par la France pour partir en Syrie» «Une déclaration qui dévie l’histoire de tout un pays», ajoutera-t-il. Par ailleurs, il évoquera l’université algérienne de l’époque, insistant sur le nombre impressionnant d’Algériens inscrits. En fait et selon cet intervenant, sur les 6.000 étudiants de l’époque, on comptait près de 400 algériens. Un chiffre qui peut paraître dérisoire, aujourd’hui, mais à l’époque cela représentait beaucoup pour nos citoyens. Quant à M.Mohamed Ferradi, il parlera longuement du rôle des étudiants algériens résidant à l’étranger, spécialement de ceux de l’université de Montpellier, à la faculté de médecine. Les témoignages se poursuivront avec l’éloge de certains patriotes qui se sont investis, biens et âmes, dans cette cause, comme l’a fait M.Mohamed Séghir Nekkache qui a mis son cabinet à la disposition des étudiants en médecine, puisque la pratique leur était interdite dans leur cursus universitaire. M.Hocine Senouci mettra, pour sa part, le point sur la formation des cadres militaires au niveau des écoles supérieures et enfin, M.Salah Ould Kablia dira qu’il n’est pas venu en tant que ministre, mais pour apporter son témoignage «pour que nul n’oublie».   H. Y.
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