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Remèdes urgents Eliminations en série de nos jeunes catégories sportives



Remèdes urgents Eliminations en série de nos jeunes catégories sportives
Aujourd'hui ce sont nos catégories U17 et U20 de football qui subissent des défaites, non seulement synonymes d'élimination, mais humiliantes par leur score. La défaite de nos représentants à Aïn Témouchent devant l'Egypte au premier tour de la CAN, a été durement ressentie par les supporters algériens, qui avaient toujours savouré la suprématie de notre sport sur celui des autres catégories de jeunes. Aujourd'hui, il est temps de réagir et d'apporter les remèdes urgents et appropriés pour redonner à notre sport et à notre football national son lustre d'antan. Les récentes décisions prises au niveau de la commission technique sont un premier pas sur le chemin de la restructuration de notre football. Pour l'instauration d'un championnat de jeunes footballeurs. Les débandades de nos sélections nationales cadettes et juniors, battues respectivement par le Botswana et l'Egypte à Alger même, les privant ainsi de la participation à la Coupe d'Afrique de la catégorie au Maroc et de la Coupe du monde des U20, que devra abriter la Turquie, viennent nous rappeler, de façon brutale, qu'on ne peut rien bâtir de solide si les fondations sont inexistantes. L'on a beau avoir de brillantes individualités qui manient l'art du dribble, on ne peut pour autant constituer une équipe solide, cohérente et compétitive si elle n'émane pas d'un championnat fort et organisé. Or que ce soit chez les cadets ou chez les juniors, ce championnat n'existe même pas si ce n'est à l'échelon des ligues, en ce qui concerne les cadets. Les clubs, eux, démunis et sans véritables ressources financières ne s'occupent guère de ces générations montantes, les considérant comme des parents pauvres qui ne peuvent être que sources de dépenses supplémentaires. Livrés à eux-mêmes, ces jeunes n'arrivent à percer que grâce à leur talent individuel, donc inné et qui a besoin d'être ciselé et travaillé pour espérer se hisser au niveau de la compétition continentale. Mais qui s'occupe réellement de ces jeunes' Qui s'en soucie ' Une véritable politique des jeunes que ce soit à l'échelon des clubs ou des ligues de wilaya est inexistante. Il faudrait par conséquent réfléchir à instaurer des championnats en bonne et due forme, susceptibles de créer une émulation parmi ces jeunes et les exhorter à se déployer à fond pour gagner leurs places de titulaires au sein de ces compétitions nationales. C'est uniquement de cette manière qu'on pourrait tirer le meilleur de ces footballeurs susceptibles de nous représenter dignement sur l'échiquier continental et international. Se contenter de les réunir uniquement pour honorer certaines échéances et les abandonner par la suite ne sera toujours que perte de temps

Qui a tort ou raison '
Le sport algérien, le football en particulier, a toujours compté sur sa manne juvénile. Cela a donné des talents précoces et des champions hors pair.
Un âge d'or même. Ce temps est révolu. Il y a d'autres raisons peut être. Dès l'Indépendance et pendant près de quatre décennies, les catégories jeunes ont été les principales fournisseuses de notre football d'élite. Les anciens se souviennent : ce fut une période cohérente et prolifique. On prospectait des talents précoces dans les matchs de quartier. On faisait signer des licences. Puis, de poussins en minimes, de cadets en juniors, ces talents mûrissaient, se développaient, jusqu'à rejoindre, naturellement, le rang des effectifs majeurs. Mieux : ces jeunes étaient l'objet de toutes les attentions. On les confiait aux meilleurs spécialistes, aux meilleurs éducateurs. On leur organisait des concours nationaux pour les mettre en exergue, pour les stimuler. Leurs compétitions étaient, en outre, régulièrement suivies.
Les supporters venaient chaque vendredi matin, en grand nombre, encourager leurs futurs champions. On accompagnait la relève. C'était la seule, l'unique relève. Ce temps n'est plus. Le football professionnel a pris place. C'est un football plus riche, sans doute encore, dit-on, mieux structuré, plus scientifique. Il est, en effet, important de comprendre que les résultats obtenus par ces jeunes en compétitions, continentale ou mondiale, et leur propulsion au sommet de la pyramide, ont aussi une résonnance sur l'ensemble de
l'édifice. En plus des effets médiatiques attendus par tous ou des retours possibles en termes de sponsoring, ils permettent de mieux faire reconnaître et apprécier par les responsables politiques la qualité de la formation et du suivi. Quel sort réservent-ils, toutefois, à ces jeunes ' Beaucoup de voix, et non des moindres, se font entendre. Elles s'interrogent, elles avertissent et dénoncent même. La filière professionnelle a peut-être «condamné définitivement» la précieuse «manne juvénile». Les centres de formation ont remplacé les matchs de quartier; ce sont des structures modernes, visiblement organisées. Qu'en est-il dans les faits ' Sont-ils d'abord les centres que l'on dit' Ont-ils les formateurs qui conviennent' Ont-ils de vrais moyens' Quel football y enseigne-t-on' Quelles perspectives offrent-ils à leurs jeunes recrues' Sur cela, il y a doute. Et l'on doute, encore plus à raison, des catégories et des compétitions jeunes. Au sein même des grands clubs, on déplore le manque de terrains, d'équipements, d'encadrement. Le drame des écoles du NAHD, de l'ASMO, du RCK, de l'USM El Harrach, et de l'OMR a été un révélateur. Un petit club a payé le «prix fort» parce qu'il n'a pas les moyens d'assurer à ses jeunes un moyen de transport sûr. Il semble que des équipes plus nanties n'y parviennent pas à leur tour. Pour reconstruire, il faut d'abord faire le triste constat que cette belle époque est bien révolue. Hélas, depuis le titre d'il y a 35 ans et la participation au mondial-1979 de Tokyo, où les Verts avaient atteint le stade des 1/4 de finale après une belle victoire face à l'Espagne (1-0) et deux nuls devant le Mexique (1-1) et le Japon (0-0). L'équipe algérienne d'alors, composée d'une génération de talentueux joueurs tels que Yahi, Djenadi, Kaci Saïd et Ben Djaballah, a été éliminée par l'Argentine de Diego Maradona qui a fini par remporter le titre mondial face à l'ex-URSS (1-0).Depuis plus aucune équipe algérienne n'est montée sur un podium. Pire encore, au cours des dernières éditions, aucune équipe algérienne n'a réussi à se glisser dans les 10 premières places continentales, et la sélection
algérienne s'est située à chaque fois en deçà du rang respectable au classement par nation.
Y. B.
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